Le parti Pastef dénonce le refus du gouvernement et de la CENA de lancer le processus électoral territorial au Sénégal

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 36 lectures
Le parti Pastef dénonce le refus du gouvernement et de la CENA de lancer le processus électoral territorial au Sénégal

Le parti Pastef a reçu ce vendredi les réponses négatives du ministère de l'Intérieur et de la Commission électorale nationale autonome (CENA) à sa demande du 26 août de déclencher le processus électoral territorial. Le mouvement, dirigé par Ousmane Sonko, qualifie ces réponses de « report illégal » et réclame une explication publique du président.

Demande du Pastef et réponses officielles

Le 26 août, le Pastef a adressé une requête formelle à la CENA et au ministère de l'Intérieur, exigeant que le gouvernement fixe par décret la date du scrutin territorial. Les deux institutions ont répondu, selon le parti, en refusant d’imposer un calendrier contraignant, laissant ainsi le calendrier électoral en suspens.

Interprétation contestée du Code électoral par le ministère de l'Intérieur

Dans un communiqué, le Pastef reproche au ministre de l'Intérieur de s’appuyer sur une lecture « erronée » des articles L. 236 et L. 269 du Code électoral. Le ministère aurait ainsi soutenu qu’aucun délai légal n’oblige l’État à publier un décret fixant la date du vote. Le parti estime que cette interprétation vise à masquer une carence du chef de l’État, rappelant que le décret de date doit précéder l’arrêté fixant le montant de la caution, lequel doit être publié au moins cent cinquante jours avant le scrutin.

Rôle limité de la CENA selon le parti

Le Pastef accuse également la CENA de restreindre indûment sa mission de contrôle à la période comprise entre la révision des listes électorales et la proclamation provisoire des résultats. Selon le parti, cette lecture du mandat de la commission exclut toute responsabilité sur le calendrier du processus, ce qui rend la CENA complice d’un report qu’elle ne devrait pas pouvoir accepter.

Appel de Sonko au président pour un discours national

Face à ce blocage, Ousmane Sonko et ses camarades exigent que le président de la République s’adresse à la nation pour expliquer les raisons de ce qu’ils qualifient de report illégal des élections territoriales. Le parti rappelle qu’un précédent report, intervenu il y a plus de deux ans, avait déjà coûté des vies humaines, et accuse le chef de l’État de reproduire les mêmes pratiques pour des motifs purement politiques.

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