Regina Bempong, organisatrice régionale des femmes du New Patriotic Party (NPP), a lancé un appel public à l’Attorney‑General et à la Police CID pour obtenir la libération sous caution de Salomey Awiti Baffoe, infirmière senior détenue dans le cadre de l’affaire dite « Ghana Jollof ».
Une détention jugée disproportionnée
Salomey Baffoe, mère de trois enfants, a été remise en détention par le tribunal de circuit d’Adentan le 17 septembre 2026, accusée d’abetment. Sa demande de mise en liberté sous caution a été rejetée par la Haute Cour d’Accra le 24 septembre, alors même que l’infraction reprochée est qualifiée de délit mineur.
Arguments de l’organisatrice du NPP
Dans une déclaration officielle, Regina Bempong a souligné que la saisie de deux téléphones portables de Baffoe par les forces de l’ordre, ainsi que leur éventuelle analyse électronique, ne justifient pas le maintien en garde à vue. Elle rappelle que la présomption d’innocence doit prévaloir et que l’accusation d’abetment est, selon la législation ghanéenne, passible de caution.
Appels aux institutions et à la société civile
Bempong a également demandé à l’Attorney‑General et au département d’enquêtes criminelles (CID) de faciliter la libération de Baffoe sous conditions raisonnables, tout en poursuivant les investigations. Elle a sollicité le Chief Justice afin qu’il examine en urgence la requête du cabinet d’avocats de Baffoe, Nana Agyei Baffour Awuah, qui souhaite que la Cour d’appel se prononce rapidement sur la question de la liberté de la prévenue. Par ailleurs, l’organisatrice a appelé les organisations de femmes, l’Association ghanéenne des infirmières et sages‑femmes (GRNMA), la Fédération internationale des avocates (FIDA) et d’autres ONG à se mobiliser autour du dossier.
Enjeux pour le système judiciaire et les droits des femmes
Ce cas met en lumière les tensions entre les procédures d’enquête numérique et les garanties fondamentales des droits humains, notamment le droit à la liberté sous caution pour les délits mineurs. La mobilisation du NPP et des acteurs de la société civile pourrait influencer la manière dont les autorités ghanéennes gèrent les détentions liées à des affaires médiatisées, tout en soulignant la nécessité d’une protection accrue des femmes professionnelles confrontées à la justice pénale.