Le parti Kiiraay, formation présidentielle de Diomaye Faye, enregistre une série de ralliements significatifs dans les structures locales sénégalaises, confirmant sa dynamique d'implantation à travers le pays. Sept maires du département de Fatick, dans le centre du Sénégal, ont rejoint la formation le week-end dernier, dans une zone considérée comme un bastion historique de Macky Sall, ancien président de la République. Ces défections s'inscrivent dans un mouvement plus large de recomposition du paysage politique sénégalais.
Des maires du centre du Sénégal basculent vers Kiiraay
Les départs de l'APR vers Kiiraay se multiplient ces dernières semaines. Selon Oumar Youm, avocat et ancien ministre sous Macky Sall, plus de la moitié des quelque 400 maires que comptait l'APR ont rejoint la mouvance présidentielle. À Kaffrine, le maire Abdoulaye Seydou Sow, également vice-président de la Fédération sénégalaise de football, a quitté l'APR à la mi-septembre pour créer son propre mouvement, le « Pacte républicain ».
L'ancien coordinateur du Pastef à Louga rejoint la nouvelle formation
L'ancrage de Kiiraay dépasse les seuls anciens cadres de l'APR. À Louga, Aliou Fall, ancien coordinateur départemental du Pastef et membre de son Conseil national, a quitté le parti après onze ans pour rallier Kiiraay. Il a été suivi par Khouraichi Thiam, qui a également quitté le Pastef en juillet 2026. Ces départs illustrent la volonté de la nouvelle formation d'élargir son assise au-delà des anciennes structures de l'APR.
Kiiraay se structure et revendique la fusion de 437 partis
Officiellement lancé le 25 juillet 2026 à l'hôtel King Fahd, à Dakar, Kiiraay revendique la fusion de 437 partis et mouvements politiques, une dynamique qui officialise la rupture avec Ousmane Sonko. Aminata Touré, superviseure générale de la coalition Diomaye Président, figure parmi les responsables chargés d'accompagner cette recomposition politique.
L'APR dénonce un « débauchage » organisé d'élus locaux
Fin juillet, l'APR avait dénoncé dans un communiqué le « débauchage » d'élus locaux organisé autour de la création de Kiiraay, citant nommément des maires, conseillers municipaux, conseillers départementaux et présidents de Conseil départemental. Oumar Youm relativise toutefois ces départs en rappelant que l'adhésion à un parti reste libre.