Le parti Horizons propose un plan d'austérité drastique pour éviter les hausses d'impôts en France

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 15 lectures
Le parti Horizons propose un plan d'austérité drastique pour éviter les hausses d'impôts en France

Face à l'impasse budgétaire française, le parti Horizons, dirigé par Édouard Philippe, dévoile une stratégie alternative visant à générer 10 milliards d'euros d'économies supplémentaires. Cette proposition, présentée par le chef de file des députés Laurent Marcangeli, cherche à substituer des coupes drastiques dans les dépenses publiques et sociales aux hausses d'imposition envisagées par l'exécutif.

Un levier sur la fonction publique et les retraites

Le plan d'Horizons repose sur des mesures structurelles fortes. Le parti préconise le non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois et l'augmentation du délai de carence à deux jours pour les arrêts maladie dans le secteur public. Par ailleurs, le groupe souhaite réactiver le calendrier initial de la réforme des retraites, visant un âge de départ à 64 ans, afin de dégager un milliard d'euros d'économies dès 2027. Ces mesures s'accompagnent d'une volonté de réduire de 3 % par an les dépenses des caisses de Sécurité sociale.

Une stratégie de redressement des comptes publics

Bien que le parti se défende de constituer une opposition frontale, ce « budget alternatif » souligne une divergence sur la méthode de redressement des comptes. Horizons soutient l'objectif gouvernemental de ramener le déficit public à 5 % d'ici 2027, tout en insistant sur la nécessité de faire contribuer les retraités les plus aisés. Le parti propose également une réduction des crédits de l'État, tout en préservant les secteurs jugés prioritaires comme l'éducation, la police, la gendarmerie, les armées et la justice.

L'incertitude parlementaire et le risque de blocage

Ces propositions interviennent dans un contexte de grande fragilité pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, dépourvu de majorité claire à l'Assemblée nationale. Alors que l'examen du budget débute, les oppositions, notamment le Parti socialiste, menacent de déposer des motions de rejet immédiates. Le gouvernement se retrouve ainsi face à une équation complexe : tenter de faire adopter un texte contesté, recourir à l'article 49.3 de la Constitution, ou envisager des ordonnances budgétaires, une option inédite qui ne pourrait être activée qu'après 70 jours de débats.

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