Une enquête journalistique a révélé des comportements discriminatoires au sein du parti Reform UK, impliquant des conseillers municipaux et des candidats aux élections législatives. Face à la diffusion d'enregistrements clandestins, la direction du parti a annoncé l'ouverture de procédures disciplinaires et la suspension des membres mis en cause.
Des propos discriminatoires captés en caméra cachée
L'enquête, menée sur une période d'un an, expose des séquences où des élus locaux du parti tiennent des discours haineux. Dans le sud de Londres, un conseiller municipal a qualifié des enfants noirs d'« animaux », tandis qu'un autre élu, basé près de Birmingham, a décrit un quartier comme étant « infesté » par des familles asiatiques, qualifiées de « parasites ». Ces enregistrements révèlent également des comportements sexistes de la part de candidats envers une membre de leur propre formation politique.
La réponse de la direction face à la polémique
Le parti Reform UK a officiellement condamné ces agissements, affirmant qu'il n'y avait « pas de place pour le racisme » en son sein. La formation a justifié la présence de ces individus par les limites de ses processus de sélection, tout en assurant avoir renforcé ses critères de recrutement. Selon le porte-parole du parti, les personnes identifiées dans les extraits ont été suspendues ou ont quitté la structure, alors que des enquêtes internes sont toujours en cours pour traiter ces manquements aux valeurs du mouvement.
Un contexte politique sous haute tension
Ces révélations interviennent alors que Reform UK traverse une période de fragilité. Bien que le parti se maintienne à la deuxième place dans les intentions de vote, il enregistre une perte de vitesse notable après avoir dominé les sondages pendant plusieurs mois. Parallèlement à cette crise interne, la formation et son leader, Nigel Farage, font l'objet d'une attention particulière des autorités : une enquête policière est en cours concernant le financement du parti, incluant des soupçons sur un don de cinq millions de livres non déclaré, des accusations que M. Farage rejette formellement.