Le Parti authenticité et modernité s'impose aux législatives marocaines dans un contexte de forte abstention

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 52 lectures
Le Parti authenticité et modernité s'impose aux législatives marocaines dans un contexte de forte abstention

Le Parti authenticité et modernité (PAM) a remporté les élections législatives marocaines en obtenant 97 des 395 sièges de la Chambre des représentants. Ce scrutin, qui ouvre la voie à la formation d'un nouvel exécutif, s'est toutefois déroulé dans un climat de défiance marqué par un taux de participation de 38,1 %, le plus bas enregistré dans le pays depuis près de vingt ans.

Une reconfiguration parlementaire sous tension

Derrière le PAM, le Rassemblement national des indépendants (RNI) du chef de gouvernement sortant, Aziz Akhannouch, se classe deuxième avec 66 sièges, enregistrant un recul significatif d'une trentaine de sièges par rapport à 2021. Le Parti de l'Istiqlal complète le podium avec 65 élus. À l'opposé, le Parti de la justice et du développement (PJD), formation islamiste dans l'opposition, a opéré une remontée spectaculaire en quadruplant sa représentation pour atteindre 54 sièges, après avoir axé sa campagne sur la lutte contre la corruption.

Le défi de la légitimité et des attentes sociales

La faible mobilisation des électeurs reflète une fracture persistante entre la classe politique et une partie de la population. Les préoccupations majeures, telles que le chômage, les inégalités et la dégradation des services publics, ont dominé les débats. Si le royaume mise sur des projets d'envergure comme le Mondial 2030 pour stimuler sa croissance, une partie des citoyens perçoit ces investissements comme déconnectés des réalités socio-territoriales et de l'enclavement rural, alimentant un sentiment de désillusion.

Vers une nouvelle gouvernance

Le PAM, fondé en 2008, est désormais chargé de diriger les négociations pour former une coalition gouvernementale. Parmi les figures pressenties pour diriger l'exécutif figure Fatima Ezzahra Mansouri, actuelle ministre de l'Aménagement du territoire et maire de Marrakech, dont le nom circule pour devenir la première femme cheffe de gouvernement au Maroc. Le parti devra répondre à des engagements économiques ambitieux, notamment la création d'un million d'emplois et le maintien de l'inflation à 2 %, tout en naviguant dans un système où les orientations stratégiques restent largement sous l'égide du roi Mohammed VI.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.