À l'approche des échéances électorales de 2027, la section de l'État d'Ondo du All Progressives Congress (APC) a officiellement lancé une vaste campagne de mobilisation. L'objectif affiché par les cadres du parti est de sécuriser au moins un million de suffrages en faveur du président sortant, Bola Tinubu, tout en consolidant le soutien aux candidats locaux pour les législatives et les scrutins régionaux.
Une stratégie d'unité face aux enjeux électoraux
Lors d'un rassemblement organisé à Akure par l'Emerging Political Platform (EPP), le président de l'APC dans l'État d'Ondo, Babatunde Kolawole, a exhorté les militants à mettre de côté les dissensions internes. Le mot d'ordre est clair : la priorité doit être donnée à la victoire collective du parti. Cette dynamique de rassemblement vise à transformer l'APC en un bloc monolithique capable de mobiliser non seulement sa base traditionnelle, mais aussi les électeurs ayant boudé les urnes lors des précédents scrutins.
Désamorcer les tensions internes
Le leadership du parti s'est également employé à faire taire les rumeurs de divisions au sommet de l'État. Babatunde Kolawole a formellement démenti l'existence d'un conflit entre le gouverneur Lucky Aiyedatiwa et le ministre de l'Intérieur, Olubunmi Tunji-Ojo. Selon le président du parti, ces deux figures centrales travaillent en étroite collaboration pour assurer la réussite de l'administration fédérale et la stabilité politique locale. Dans cette optique, le gouverneur Aiyedatiwa a réitéré sa politique de tolérance zéro envers les activités « anti-parti », promettant des sanctions contre tout membre dont les actions nuiraient à la cohésion du mouvement.
Le levier des réalisations fédérales
La stratégie de mobilisation repose en partie sur la valorisation des projets d'infrastructures, de santé et d'éducation menés dans l'État. Ces réalisations sont présentées par les cadres locaux comme le résultat direct de l'augmentation des allocations fédérales accordées à l'État d'Ondo sous l'actuelle présidence. Pour les partisans de Bola Tinubu, la présence de représentants de l'État au sein du cabinet ministériel constitue un argument de poids pour convaincre l'électorat de renouveler sa confiance au pouvoir en place. L'ambition affichée est de dépasser le seuil symbolique du million de voix, en misant sur une organisation de terrain renforcée et une discipline de parti accrue.