La direction nationale de l'All Progressives Congress (APC) a officiellement saisi l'Inspecteur général de la police nigériane pour dénoncer les agissements d'Abayomi Hunye. Le parti accuse ce dernier d'usurpation d'identité, affirmant qu'il se fait passer illégalement pour son candidat au poste de gouverneur de l'État d'Ogun en vue des élections de 2027.
Une manœuvre jugée déstabilisatrice
Dans une pétition formelle déposée à Abuja, le directeur de l'administration de l'APC, Ayoola Olajolo, qualifie les actions de M. Hunye de « frauduleuses » et de « menace grave » pour l'intégrité du processus électoral. Selon le parti, l'intéressé utilise activement les médias traditionnels et les réseaux sociaux pour diffuser de fausses informations sur son statut politique. Cette stratégie, selon l'APC, ne vise pas seulement à tromper l'électorat, mais pourrait également engendrer des troubles à l'ordre public dans l'État d'Ogun.
Un statut de suspendu rappelé par le parti
La direction de l'APC précise qu'Abayomi Hunye n'est plus en mesure de représenter la formation politique. Il a été suspendu de ses fonctions le 7 avril 2026, suite à une procédure initiée par sa section locale dans la zone de gouvernement local d'Ipokia. Cette sanction, ratifiée par le comité de travail de l'APC dans l'Ogun, fait suite à des accusations d'activités contraires aux intérêts du parti et de tentatives délibérées de semer la discorde au sein de ses rangs.
La légitimité du ticket électoral confirmée
Pour clarifier la situation auprès des autorités et du public, l'APC a réaffirmé la validité de son processus de primaires. Le parti souligne que ses seuls candidats officiellement investis pour le scrutin de 2027 sont le sénateur Adeola Olamilekan, en tant que candidat au gouvernorat, accompagné de Balogun Kudirat Abiodun pour le poste de vice-gouverneure.
Appel à une intervention judiciaire
Face à cette situation, l'APC demande à la police d'ouvrir une enquête approfondie et de procéder à l'interpellation de M. Hunye. Le parti insiste sur la nécessité de poursuivre l'individu pour usurpation d'identité, violation de la loi électorale de 2026 et comportement susceptible de troubler la paix publique. La direction nationale s'est engagée à fournir aux forces de l'ordre tous les éléments de preuve et témoignages nécessaires pour faire cesser ces agissements et garantir la sérénité du climat politique dans la région.