Les députés de la commission chargée du projet de loi de finances rectificative (LFR) se réuniront à nouveau jeudi, malgré l’absence d’accord entre le parti Pastef et le gouvernement. Cette reprise intervient dans un climat de tensions politiques entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, qui pourrait influencer le calendrier budgétaire.
Reprise des travaux parlementaires
Après une première prise de contact infructueuse mardi, les membres de la commission ont été conviés à reprendre leurs délibérations ce jeudi. L’objectif est de poursuivre l’examen détaillé du texte avant son passage en séance plénière, prévue pour la semaine suivante. Aucun compromis n’a encore été trouvé sur les points litigieux, mais la procédure parlementaire suit son cours, conformément aux règles de l’Assemblée nationale.
Tensions entre le président et le Premier ministre
Le différend budgétaire s’inscrit dans un contexte de rivalités plus larges entre le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko. Selon le journaliste Babacour Touré, les deux dirigeants se sont rencontrés dimanche soir au Palais présidentiel, une réunion qui aurait duré jusqu’à trois heures du matin. Cette entrevue, restée confidentielle, est perçue comme une tentative de désamorcer les frictions qui paralysent les négociations entre Pastef et le gouvernement.
Enjeux et perspectives pour l’adoption du texte
Le projet de loi de finances rectificative constitue un instrument clé pour ajuster les dépenses publiques en cours d’exercice. Son adoption dépendra de la capacité des parties à surmonter leurs désaccords, notamment sur les postes de dépenses prioritaires et les recettes attendues. Si aucun accord n’est trouvé avant la séance plénière, le gouvernement pourrait être contraint de proposer des amendements supplémentaires ou de recourir à des mesures d’urgence pour garantir la continuité des services publics. Les observateurs politiques soulignent que le résultat de ces débats aura des répercussions sur la crédibilité du gouvernement et sur la stabilité économique du pays.