La Chambre des représentants du Nigeria a officiellement convoqué cinq agences gouvernementales clés pour une audition prévue le 2 novembre prochain. Cette initiative parlementaire vise à faire la lumière sur la gestion, la conservation et la cession des actifs saisis ou confisqués dans le cadre des procédures judiciaires et administratives.
Une convocation pour cinq agences stratégiques
Le sous-comité sur les actifs publics, présidé par le député Ibe Osonwa, a sommé la Marine nigériane, la Police, les Douanes, le Service de l'immigration et l'Autorité de régulation du secteur pétrolier (NMDPRA) de répondre de leurs pratiques. Cette démarche intervient dans un contexte de préoccupations persistantes concernant le manque de coordination et de transparence dans le traitement des biens récupérés par l'État. Les agences devront détailler leurs procédures internes de documentation et justifier la gestion actuelle des propriétés sous leur garde.
Vers un registre numérique centralisé
L'objectif central de cette enquête est d'établir un inventaire exhaustif et vérifiable des actifs détenus par les institutions publiques. Le Parlement ambitionne de créer un registre numérique unifié, capable de centraliser les données et de suivre le cycle de vie d'un bien, de sa saisie initiale jusqu'à sa disposition finale. Ce dispositif technique est présenté comme un levier indispensable pour éliminer les incohérences documentaires et les risques de duplication entre les différentes administrations.
Renforcer l'intégrité de l'action publique
Au-delà de l'aspect technique, le sous-comité souligne que la gestion des actifs saisis est un enjeu majeur pour la crédibilité institutionnelle et la confiance des citoyens. Ibe Osonwa a insisté sur le fait que ces biens doivent impérativement servir l'intérêt public, que ce soit par le biais de restitutions ou de réinvestissements dans des priorités nationales. À l'issue de cet audit, le Parlement prévoit de formuler des recommandations de réformes structurelles visant à moderniser la gestion des actifs et à aligner les pratiques nigérianes sur les standards internationaux de transparence.