Le Parlement nigérian exige une application stricte de l'âge légal du mariage à 18 ans

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 4 lectures
Le Parlement nigérian exige une application stricte de l'âge légal du mariage à 18 ans

La Chambre des représentants du Nigeria a officiellement appelé à une application rigoureuse du Child Rights Act de 2003, qui fixe l'âge minimum du mariage à 18 ans. Cette initiative, portée par la commission des Affaires féminines, vise à enrayer une pratique qui entrave le développement humain et économique des jeunes filles à travers le pays.

Un frein majeur au développement national

Pour les législateurs, le mariage précoce constitue un défi multidimensionnel touchant aux droits humains, à la santé publique et à l'éducation. Kafilat Ogbara, présidente de la commission des Affaires féminines, a souligné que cette pratique prive les jeunes filles de leur enfance, limite leur accès aux opportunités économiques et les expose à des risques accrus de violences basées sur le genre, de grossesses précoces et de complications maternelles. En empêchant les filles de poursuivre leur scolarité, le mariage précoce compromet également leur capacité à contribuer pleinement au développement national.

Une harmonisation législative nécessaire

La motion adoptée insiste sur l'impératif de domestiquer le Child Rights Act dans l'ensemble des États du Nigeria. Cette démarche vise à garantir une protection uniforme, indépendamment des disparités géographiques ou socio-économiques. Le Parlement rappelle que cette exigence s'inscrit dans le respect des engagements internationaux du pays, notamment la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, qui imposent aux États de protéger les mineurs contre les pratiques néfastes et l'exploitation.

Coordination interministérielle et suivi parlementaire

La Chambre a mandaté le ministère des Affaires féminines pour collaborer étroitement avec les ministères de l'Éducation, de la Santé et de la Justice. L'objectif est de renforcer les programmes de prévention et d'améliorer l'accès des jeunes filles aux services essentiels. Parallèlement, plusieurs commissions parlementaires, dont celles de la Santé et des Droits de l'homme, ont reçu pour mission d'évaluer les interventions actuelles et d'identifier les lacunes législatives ou budgétaires. Ces comités devront présenter un rapport détaillé sous quatre semaines, marquant une volonté de suivi concret des engagements pris par l'Assemblée nationale pour garantir le bien-être des jeunes Nigérianes.

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