La Chambre des représentants du Nigeria a officiellement exhorté le gouvernement fédéral à instaurer un cadre réglementaire transparent pour l'importation de véhicules électriques (VE) et de véhicules fonctionnant au gaz naturel comprimé (GNV). Cette initiative vise à structurer la transition énergétique du pays tout en garantissant que les avantages fiscaux accordés aux importateurs se traduisent par des investissements concrets dans l'infrastructure et le transfert de compétences locales.
Des critères d'importation exigeants
Le projet porté par le député Ademorin Kuye impose des conditions strictes aux entreprises souhaitant importer des équipements de mobilité propre. Pour bénéficier des incitations fiscales et des réductions de droits de douane, les importateurs devront désormais démontrer leur capacité à établir des centres de maintenance certifiés sur le territoire nigérian. Ils seront également tenus de garantir la disponibilité de pièces détachées, d'offrir un service après-vente complet et de s'engager dans la formation technique de la main-d'œuvre locale.
Développement des infrastructures et conformité
Au-delà de la simple vente de véhicules, le cadre législatif proposé lie les avantages fiscaux à l'investissement direct dans les infrastructures de recharge électrique et les stations de ravitaillement en GNV. Les entreprises devront se conformer aux normes environnementales et de sécurité nationales. Pour assurer une transparence totale, le Conseil national de conception et de développement automobile (NADDC) est chargé de tenir un registre public des importateurs agréés, garantissant ainsi la confiance des consommateurs et une concurrence loyale entre les acteurs du secteur.
Un levier pour la diversification économique
Lors des débats, les parlementaires ont souligné que cette transition ne doit pas se limiter à une substitution énergétique, mais servir de moteur à l'industrialisation. En exigeant des plans de protection des consommateurs et des garanties techniques, le Nigeria cherche à éviter les écueils d'un marché non régulé. Le NADDC, en collaboration avec le Bureau des marchés publics et le Service des douanes, dispose désormais d'un délai de quatre semaines pour définir les critères objectifs d'approbation. Plusieurs commissions parlementaires ont été mandatées pour suivre rigoureusement la mise en œuvre de cette directive, marquant une volonté de transformer les engagements climatiques en une réalité industrielle pérenne.