Le Parlement nigérian exige la présence physique des dirigeants des télécoms face aux défaillances des réseaux

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 6 lectures
Le Parlement nigérian exige la présence physique des dirigeants des télécoms face aux défaillances des réseaux

La Chambre des représentants du Nigeria a durci le ton face aux opérateurs de téléphonie mobile, exigeant la comparution personnelle de leurs directeurs généraux d'ici le 4 novembre 2026. Cette décision fait suite au rejet catégorique, par la commission parlementaire ad hoc, de la représentation collective proposée par l'Association des opérateurs de télécommunications sous licence du Nigeria (ALTON).

Une exigence de responsabilité directe

Les législateurs, réunis sous la présidence d'Olumide Osoba, ont réaffirmé que les licences d'exploitation sont octroyées individuellement par l'État fédéral. Par conséquent, chaque entreprise, dont MTN Nigeria, Airtel Nigeria, Globacom et Mafab Communications, doit répondre directement de la qualité de ses services devant la représentation nationale. La commission a vivement critiqué la tentative de l'ALTON de se substituer aux dirigeants, qualifiant de « choquante » la remise en cause, par l'association, de l'autorité constitutionnelle du Parlement à mener cette enquête.

Sécurité publique et fracture numérique

Au-delà des désagréments techniques tels que les appels interrompus ou les échecs de transactions de données, les députés ont souligné les conséquences sécuritaires critiques liées aux zones blanches. Akin Rotimi, porte-parole de la Chambre, a illustré cette urgence en évoquant l'assassinat de deux chefs traditionnels dans sa circonscription, survenu dans une zone dépourvue de couverture mobile, empêchant tout appel aux secours. Les élus dénoncent une concentration des infrastructures dans les zones rentables au détriment des régions rurales, créant des risques réels pour la sécurité des citoyens.

Un secteur sous haute surveillance

L'ampleur des griefs des consommateurs justifie, selon les parlementaires, cette fermeté. Au premier semestre 2026, les quatre principaux opérateurs ont enregistré plus de 413 000 plaintes. Malgré les interventions de la Commission nigériane des communications (NCC), qui a rapporté l'indemnisation de 75 millions d'abonnés cette année, les dysfonctionnements persistent. La commission parlementaire a prévenu que tout refus de se présenter à la prochaine échéance pourrait entraîner l'émission de mandats d'arrêt contre les dirigeants concernés, marquant une volonté claire de renforcer la redevabilité des acteurs privés face aux impératifs de service public.

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