Le Parlement ghanéen valide trois nouveaux juges à la Cour suprême malgré le boycott de l'opposition

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 40 lectures
Le Parlement ghanéen valide trois nouveaux juges à la Cour suprême malgré le boycott de l'opposition

Le Parlement ghanéen a officiellement approuvé la nomination de trois nouveaux magistrats à la Cour suprême, validant ainsi les choix du président John Dramani Mahama. Ce vote intervient au terme d'un processus de sélection marqué par des tensions politiques et le retrait de l'opposition parlementaire.

Un processus de validation sous haute tension

La confirmation des trois candidats fait suite à l'adoption du rapport du Comité des nominations du Parlement. Cette étape a été le théâtre d'un incident majeur : le groupe parlementaire minoritaire, mené par Alexander Afenyo-Markin, a quitté la séance en signe de protestation. L'opposition contestait la célérité du processus de vetting, arguant qu'aucune vacance urgente ne justifiait une telle accélération. De son côté, le président du comité, Bernard Ahiafor, a rejeté ces critiques, qualifiant les arguments de l'opposition de non fondés, ce qui a permis à la majorité de poursuivre seule l'examen des candidatures.

Profils des nouveaux magistrats

Les trois personnalités nommées cumulent une expérience diversifiée au sein de l'appareil judiciaire et du barreau. Sophia Rosetta Bernasko Essah, juge à la Cour d'appel, accède à la plus haute juridiction après une première nomination en 2024 restée inachevée. Edward Amoako Asante, également juge à la Cour d'appel, apporte une dimension régionale à la Cour suprême grâce à son mandat passé à la présidence de la Cour de justice de la CEDEAO. Enfin, Anthony Forson Jnr, ancien président de l'Association du barreau du Ghana, représente l'expertise issue de la pratique juridique privée.

Conséquences institutionnelles

Avec cette approbation parlementaire, les trois candidats franchissent l'étape législative indispensable à leur entrée en fonction. Si le débat a porté essentiellement sur la procédure et le calendrier imposés par le Comité des nominations, cette séquence souligne les frictions persistantes entre la majorité et l'opposition concernant la gestion des institutions judiciaires. La nomination de ces trois juges est désormais en phase finale, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur après consultation avec le Conseil judiciaire.

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