Le Parlement ghanéen sous tension après le boycott de l'examen des candidatures à la Cour suprême

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 31 lectures
Le Parlement ghanéen sous tension après le boycott de l'examen des candidatures à la Cour suprême

Le processus de nomination de trois nouveaux juges à la Cour suprême du Ghana a été brutalement interrompu ce jeudi par le départ des députés de l'opposition. Ce boycott au sein de la commission des nominations marque une escalade dans le bras de fer opposant les groupes parlementaires sur le calendrier législatif de cette session extraordinaire.

Une contestation centrée sur le calendrier

Le chef de la minorité, Alexander Afenyo-Markin, a justifié ce retrait par le refus de cautionner une procédure qu'il juge précipitée. Selon lui, le calendrier imposé ne laisse pas suffisamment de temps pour un examen approfondi des dossiers ni pour une participation citoyenne adéquate. L'opposition insiste sur le fait que cette objection ne porte pas sur les compétences des candidats, mais sur la méthode employée par la majorité pour faire aboutir ces nominations en quelques jours seulement.

L'absence de vacance à la Cour suprême

Au cœur du désaccord figure l'argument de l'urgence. La minorité soutient que la Cour suprême fonctionne actuellement avec son effectif complet et qu'aucune vacance ne justifie une accélération du processus durant cette session de rappel d'urgence, prévue du 24 au 28 août 2026. Pour les députés de l'opposition, cette précipitation est injustifiée et contrevient à la nécessité d'un débat public transparent, essentiel pour des nominations à une institution aussi stratégique que la plus haute juridiction du pays.

Le blocage des travaux parlementaires

Les trois personnalités concernées par ces nominations sont les juges Sophia Rosetta Obuokuwa Bernasko Essah et Edward Amoako Asante, ainsi que l'avocat Anthony Forson Jnr. Si l'opposition a exprimé sa volonté de collaborer sur d'autres dossiers ministériels, elle maintient sa position sur le report de l'examen de ces candidatures judiciaires. De son côté, la majorité parlementaire, s'appuyant sur les directives du président de l'Assemblée, Alban Bagbin, considère ces nominations comme une affaire gouvernementale urgente devant être traitée avant la clôture de la session. Ce blocage place désormais le Parlement dans une impasse, soulevant des interrogations sur la capacité de l'institution à finaliser ces nominations dans les délais impartis.

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