Le Parlement ghanéen sous le feu des critiques après une session d’urgence jugée inefficace

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 19 lectures
Le Parlement ghanéen sous le feu des critiques après une session d’urgence jugée inefficace

Une session parlementaire d’urgence de cinq jours au Ghana a été largement critiquée par l’opposition, qui dénonce un manque d’efficacité et un gaspillage de temps malgré l’urgence annoncée.

Une majorité de temps perdue sans examen des textes clés

Selon la Minorité parlementaire, 75 % du temps alloué à cette session d’urgence avait déjà été écoulé au troisième jour sans que les députés n’examinent les projets de loi prioritaires du gouvernement. Parmi ces textes en souffrance figuraient notamment le projet de loi sur la modification des banques et institutions de dépôt spécialisées, ainsi que celui relatif à l’Autorité nationale du pétrole. Ces retards ont été pointés du doigt par le député de Walewale, Dr Mahama Tiah Abdul Kabiru, qui a souligné l’absence de sérieux dans la gestion des affaires parlementaires.

L’opposition dénonce un manque de priorisation et des priorités divergentes

Malgré l’urgence invoquée par la majorité pour justifier cette session exceptionnelle, la Minorité a exprimé ses réserves dès le départ. Le whip en chef de l’opposition, Frank Annoh-Dompreh, a critiqué l’incapacité de la majorité à traiter les dossiers urgents, tout en rappelant que d’autres motions, comme celle visant à enquêter sur les pertes présumées de GoldBod, auraient mérité une attention équivalente. Pour l’opposition, cette session devait servir à accélérer l’adoption des textes en attente, et non à perdre du temps en procédures administratives.

La majorité rejette les accusations et pointe des blocages externes

Face à ces critiques, la Première whip adjointe de la majorité, Comfort Doyoe, a défendu le travail accompli en attribuant les retards à des contraintes indépendantes de la volonté des députés. Elle a notamment évoqué les lenteurs liées aux auditions ministérielles et judiciaires menées par la Commission des nominations, ainsi que la nécessité d’approuver les candidats proposés avant qu’ils ne puissent reprendre leurs fonctions et travailler sur leurs budgets respectifs. Selon elle, la session avait pour objectif de permettre aux députés de « travailler », et non de justifier des plaintes sur son efficacité.

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