Le Parlement du Ghana a officiellement appelé le Bureau du Procureur spécial (OSP) à mener une enquête approfondie sur des allégations de versement financier suspect lié à son Comité des nominations. Cette démarche fait suite à la circulation sur les réseaux sociaux d'un mémorandum controversé évoquant un paiement de 70 000 GH¢ attribué à la députée d'Asokwa, Patricia Appiagyei.
Une zone d'ombre sur l'authenticité des documents
Au cœur de cette affaire se trouve un document dont l'origine demeure incertaine. Si le mémorandum mentionne explicitement la députée et vice-présidente du groupe minoritaire, des rapports contradictoires ont formellement démenti qu'elle en soit l'auteure. Le service de communication du Parlement a précisé n'avoir procédé à aucune vérification indépendante, soulignant la nécessité d'une expertise judiciaire pour trancher entre les versions divergentes.
La protection de l'intégrité institutionnelle
Pour le Parlement, l'enjeu dépasse la simple question financière. L'institution s'inquiète vivement de la possibilité que ce document soit une fabrication délibérée visant à entacher la réputation d'un élu et, par extension, la confiance du public envers le processus législatif. Le président de l'Assemblée a qualifié ces pratiques d'agression contre l'intégrité de l'institution, exigeant que la lumière soit faite sur les auteurs de cette manœuvre.
Coopération avec les autorités judiciaires et cybernétiques
Le Parlement a promis une coopération totale avec le Procureur spécial pour garantir une enquête rapide et rigoureuse. Au-delà de la vérification du contenu du mémorandum, l'institution appelle à une implication de l'Autorité de cybersécurité et des forces de l'ordre. L'objectif est d'identifier les responsables de la création et de la diffusion de ce document afin qu'ils répondent de leurs actes devant la loi, si la thèse de la falsification est confirmée.
Appel à la prudence des parties prenantes
Dans l'attente des conclusions de l'enquête, le Parlement exhorte les médias et le public à faire preuve d'une grande prudence. Il est demandé aux citoyens de ne pas tirer de conclusions hâtives ni de contribuer à la propagation de ces informations non vérifiées. Cette affaire constitue un test pour la transparence des processus parlementaires ghanéens et la capacité des autorités à contrer la désinformation ciblant les élus.