Le groupe parlementaire minoritaire au Ghana exige du ministère des Affaires étrangères une reddition de comptes détaillée concernant l'opération de rapatriement de 1 964 citoyens ghanéens depuis l'Afrique du Sud. Cette demande intervient alors que le coût total de l'opération, s'élevant à 49,7 millions de cédis, soulève des interrogations sur la gestion des deniers publics.
Une facture globale sous surveillance
Le ministère des Affaires étrangères a officiellement chiffré le coût de l'opération à 49 721 786 cédis. Selon les données communiquées, une part prépondérante de cette somme, soit 38 835 512 cédis, a été allouée à la logistique opérationnelle incluant les vols affrétés, le transport terrestre, l'hébergement hôtelier, ainsi que les soins médicaux prodigués aux ressortissants. Pour l'opposition, ce montant global, qui représente une moyenne de 25 000 cédis par personne évacuée, nécessite une justification précise pour garantir le respect des principes de bonne gouvernance.
L'exigence de transparence de l'opposition
Samuel Abu Jinapor, membre influent de la commission des Affaires étrangères, a réaffirmé le soutien initial du groupe minoritaire à la décision gouvernementale de protéger les citoyens face aux tensions sécuritaires en Afrique du Sud. Toutefois, il souligne que cet appui politique ne dispense pas l'exécutif de son obligation de rendre compte. L'opposition insiste sur le fait que la publication d'un relevé détaillé est indispensable pour évaluer le rapport qualité-prix de l'opération et assurer la confiance des citoyens envers les institutions.
Recours aux mécanismes légaux d'accès à l'information
Face à l'absence de détails fournis spontanément, le groupe parlementaire a engagé des démarches formelles pour obtenir la transparence requise. En s'appuyant sur la Loi sur le droit à l'information (Right to Information Act), les députés ont déposé des questions parlementaires et formulé des demandes officielles il y a plus d'un mois. Cette démarche vise à obtenir une ventilation poste par poste des dépenses, une étape jugée cruciale par les parlementaires pour clore ce dossier et démontrer la rigueur de l'administration dans l'utilisation des ressources nationales.