Le Parlement ghanéen exige la transparence sur les 49,7 millions de cedis dépensés pour l'évacuation depuis l'Afrique du Sud

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 13 lectures
Le Parlement ghanéen exige la transparence sur les 49,7 millions de cedis dépensés pour l'évacuation depuis l'Afrique du Sud

Une vive controverse secoue la gestion des fonds publics au Ghana concernant l'évacuation de 1 964 ressortissants depuis l'Afrique du Sud. L'opposition parlementaire dénonce des irrégularités majeures dans les dépenses engagées, pointant du doigt une possible malversation financière et exigeant l'ouverture d'une enquête indépendante.

Des zones d'ombre sur 16,4 millions de cedis

Au cœur du litige figure une enveloppe globale de 49,72 millions de cedis ghanéens. Samuel Abdulai Jinapor, membre influent de la commission des Affaires étrangères du Parlement, affirme que 16,4 millions de cette somme demeurent sans justificatifs probants. Selon les accusations portées, le dossier présenterait des anomalies graves : absence de reçus, signatures douteuses sur les registres d'allocations et incohérences dans les factures liées aux vols affrétés. Pour l'opposition, ces éléments constituent les preuves d'un système organisé destiné à détourner des fonds publics.

La fiabilité des documents officiels remise en cause

La polémique a pris une nouvelle ampleur après la révélation de divergences documentaires. Le ministère des Affaires étrangères aurait fourni des pièces justificatives différentes selon les interlocuteurs, notamment entre celles transmises au Parlement et celles communiquées à la presse. Samuel Abdulai Jinapor soutient que certains documents auraient été fabriqués a posteriori pour combler les lacunes comptables identifiées lors des investigations. Cette pratique, si elle est avérée, fragilise la crédibilité de la gestion ministérielle sur ce dossier sensible.

Appel à une expertise internationale

Face à ces allégations, l'opposition réclame la démission ou la mise en retrait du ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, le temps qu'une expertise soit menée. La demande porte spécifiquement sur la nomination d'un cabinet d'audit internationalement reconnu pour garantir l'impartialité des conclusions. De son côté, le ministre rejette fermement ces accusations, affirmant que l'intégralité des dépenses est justifiée. Il a lui-même appelé à un audit élargi couvrant l'ensemble des opérations d'évacuation menées par les gouvernements successifs depuis 2017, marquant une volonté de confrontation sur le terrain de la transparence budgétaire.

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