Le parcours de Mariam Abubakar, originaire de la région de Bono, met en lumière le rôle crucial des bourses d'études privées dans la sécurisation des parcours académiques des étudiants brillants mais économiquement vulnérables. Menacée d'interruption d'études en médecine pour des raisons financières, la jeune femme a pu achever son cursus grâce à un soutien ciblé, illustrant les enjeux de l'accès à l'enseignement supérieur au Ghana.
Un obstacle financier surmonté
Admise à l'Université de Cape Coast pour suivre un cursus de médecine et de chirurgie, Mariam Abubakar a fait face à une réalité économique difficile. Le coût élevé de la formation médicale a poussé sa famille à envisager un abandon ou une réorientation vers une filière moins onéreuse. Plutôt que de renoncer à son ambition, elle a entrepris des démarches pour obtenir un financement externe, aboutissant à l'obtention de la bourse MTN Bright. Ce soutien financier a non seulement permis de couvrir ses frais de scolarité, mais a également apporté la stabilité nécessaire pour se concentrer exclusivement sur ses études exigeantes.
L'excellence académique au bout du cursus
Après six années d'études, Mariam Abubakar a validé son diplôme en 2025 avec des résultats remarquables. Son parcours a été marqué par plusieurs distinctions académiques, notamment les prix de meilleure étudiante en chirurgie, en médecine familiale et en microbiologie. Depuis avril 2026, elle exerce en tant que médecin interne au Holy Family Hospital, concrétisant ainsi un projet professionnel qui semblait compromis quelques années auparavant.
L'impact des programmes de bourses privées
L'expérience de Mariam s'inscrit dans une initiative plus large lancée en 2017 par MTN Ghana. Ce programme, qui célèbre cette année ses 30 ans d'existence, a soutenu 1 220 étudiants à travers 18 établissements d'enseignement supérieur du pays. Au-delà de la prise en charge des frais de scolarité et de logement, le dispositif fournit des outils essentiels comme des ordinateurs portables et des allocations d'études. Les données de l'organisation révèlent une corrélation entre cet accompagnement et la réussite académique : 17 bénéficiaires ont été nommés majors de promotion, tandis que 299 ont obtenu des mentions très bien. Ce modèle souligne l'importance des investissements du secteur privé pour pallier les barrières financières qui freinent encore de nombreux talents sur le continent.