Le pape Léon XIV a poursuivi, ce samedi 26 septembre, une visite officielle en France rythmée par des rencontres sociales et des rassemblements populaires d'envergure. Entre un plaidoyer pour l'accueil des exilés et une messe ayant rassemblé 800 000 personnes à Paris, le souverain pontife a abordé les défis de l'intégration et la place de la jeunesse dans une société sécularisée.
Engagement social et accueil des migrants
La journée a débuté par une visite symbolique à la Maison Bakhita, un centre parisien dédié à l'accompagnement des migrants. Dans un contexte de débats persistants sur les politiques migratoires, le pape a insisté sur la nécessité de « voir ceux qui sont invisibles » et de promouvoir le « vivre ensemble dans la dignité et la paix ». Cette étape souligne l'attention portée par le Vatican aux enjeux de solidarité internationale et d'intégration sociale au sein des sociétés européennes.
Une mobilisation populaire sur les Champs-Élysées
Le point d'orgue de la journée a été la messe célébrée sur la place de la Concorde. Alors que les autorités tablaient sur une affluence de 600 000 personnes, ce sont finalement 800 000 fidèles qui ont pris part à l'événement. Ce rassemblement massif, précédé d'un parcours sur les Champs-Élysées, témoigne de la vitalité de la pratique catholique en France, malgré le constat dressé par le pape lui-même d'une culture nationale fortement marquée par la sécularisation.
Dialogue avec la jeunesse et nouveaux convertis
Lors de ses échanges à l'Institut catholique de Paris, le souverain pontife a exprimé son étonnement face au nombre croissant d'adultes demandant le sacrement de baptême. S'adressant directement à la jeunesse, qu'il a qualifiée d'« Église d'aujourd'hui », il a salué leur dynamisme. Ces rencontres illustrent une volonté de l'institution religieuse de se reconnecter avec les nouvelles générations, dans un environnement sociétal en pleine mutation.
Le sanctuaire de Lourdes comme étape diplomatique
Après Paris, le pape a rejoint Lourdes pour une séquence qui se prolongera dimanche. Au-delà de la dimension spirituelle, ce déplacement prévoit des rencontres institutionnelles avec la Conférence épiscopale de France, ainsi qu'un temps d'échange avec des personnes victimes de violences sexuelles au sein de l'Église. Ce dernier point constitue un enjeu majeur de gouvernance et de responsabilité pour l'institution, alors que la gestion des abus demeure une priorité scrutée par l'opinion publique et les instances internationales.