Le souverain pontife Léon XIV a posé ses valises à Orly ce matin, lançant une visite apostolique de quatre jours en France. Les deux premiers jours se dérouleront à Paris, où un programme officiel, des rassemblements massifs et un dispositif de sécurité renforcé sont attendus.
Arrivée à Orly et accueil officiel
Aux environs de 10 h, le pape a été reçu à l’aéroport d’Orly par le président Emmanuel Macron, qui a assuré la cérémonie d’accueil avant le déplacement du Saint‑Père vers la capitale. Cette première escale marque le retour d’un pape sur le sol parisien pour la première fois depuis la visite de Benoît XVI en 2008.
Programme parisien : de l’Élysée à la Place de la Concorde
Le séjour à Paris comprend une réception à l’Élysée, une visite symbolique à l’UNESCO, une veillée avec les jeunes catholiques et plusieurs messes, dont la plus attendue sur la place de la Concorde, où les autorités estiment la présence de 600 000 fidèles. Après ces deux jours, le pape poursuivra son périple à Lourdes puis à Metz.
Sécurité et mobilisation des bénévoles
Face à l’ampleur des rassemblements prévus, les services de police ont déployé un dispositif de sécurité renforcé dans les rues de la capitale. Parallèlement, des dizaines de volontaires se sont organisés en coulisses pour garantir un accueil optimal, depuis la gestion des flux de personnes jusqu’à l’assistance logistique lors des célébrations.
Absence du président Macron aux célébrations religieuses
Un point marquant de cette visite est la décision du président de ne pas assister aux messes célébrées par Léon XIV, y compris celle de la place de la Concorde. Cette absence, annoncée à l’avance, souligne la volonté de séparer les fonctions régaliennes de la participation à des rites religieux, tout en maintenant un protocole d’accueil officiel.
Rétrospective des précédentes visites papales à Paris
Depuis le dernier passage de Benoît XVI en 2008, Paris a accueilli plusieurs papes, chacun laissant une empreinte différente sur la ville. La visite de Léon XIV s’inscrit dans cette lignée, mais se distingue par le profil du nouveau pontife, nommé il y a un an et demi, dont le style plus sobre, les racines françaises et le goût pour le sport sont régulièrement soulignés dans les médias.