Le Nigeria Security and Civil Defence Corps (NSCDC) a ordonné l'ouverture d'une enquête interne après le décès de plusieurs individus arrêtés pour exploitation minière illégale dans l'État du Niger. Cette procédure vise à faire toute la lumière sur les conditions de détention et les circonstances ayant conduit à ces disparitions survenues mi-septembre 2026.
Une mission d'enquête de haut niveau
Face à la gravité de la situation, le Commandant général du NSCDC, le professeur Ahmed Abubakar Audi, a mandaté une équipe d'investigation dirigée par le Commandant général adjoint en charge du renseignement. Cette commission a pour mission d'examiner minutieusement le parcours des suspects depuis leur interpellation dans la zone de M.I. Wushishi/Lukoto jusqu'à leur décès. L'enquête portera notamment sur l'état de santé des détenus au moment de leur arrestation, la durée de leur garde à vue et les soins médicaux qui leur ont été prodigués.
Examens médicaux et mesures sanitaires
Les dépouilles ont été transférées au centre hospitalier général de Minna afin de déterminer les causes exactes des décès par des examens médico-légaux. Le NSCDC a officiellement appelé à la prudence, soulignant que toute hypothèse concernant une éventuelle pathologie reste, à ce stade, une spéculation en attente de confirmation par des analyses de laboratoire. En parallèle, les autorités sanitaires collaborent avec les services de sécurité pour garantir la sécurité sanitaire au sein des lieux de détention.
Priorité à la protection des droits en détention
Au-delà de l'enquête sur les faits, la direction du NSCDC a ordonné un renforcement immédiat des protocoles de santé et de bien-être pour l'ensemble des personnes actuellement privées de liberté sous sa garde. Cette directive inclut également des mesures de protection pour le personnel ayant été en contact avec les défunts. Tout en réaffirmant sa détermination à lutter contre l'exploitation minière illégale et à protéger les ressources nationales, le corps de sécurité assure que le respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine demeure une exigence centrale de son mandat.