Le porte-parole du comité éducation du Nouveau Parti Patriote (NPP), le Dr Kwabena Tandoh, a rappelé que l’opposition ne cherche pas à faire échouer le gouvernement, mais à le contraindre à prendre des décisions éducatives qui protègent l’avenir des enfants ghanéens, notamment dans le débat sur l’introduction du chinois et de l’arabe à l’école.
Une opposition qui se veut constructive
Lors d’une interview accordée à The Pulse de JoyNews le 16 septembre, le Dr Tandoh a souligné que la mission du NPP consiste à identifier les faiblesses des politiques publiques et à proposer des solutions concrètes. « Nous ne voulons pas voir le gouvernement échouer », a-t-il déclaré, insistant sur le rôle de contrôle et de conseil que l’opposition doit jouer pour le bien de la population.
Le débat linguistique qui alimente la controverse
Les propos du NPP s’inscrivent dans le contexte d’une polémique nationale autour d’un projet de curriculum prévoyant l’enseignement du chinois et de l’arabe dans les écoles publiques. Le parti d’opposition a exigé des excuses publiques, voire le limogeage, du ministre de l’Éducation, Haruna Iddrisu, qu’il accuse de pousser une réforme jugée prématurée et potentiellement préjudiciable aux élèves. Selon le Dr Tandoh, la décision du gouvernement ne doit pas être motivée par des gains politiques pour l’opposition, mais par l’intérêt des enfants.
Responsabilité et suivi des politiques publiques
Le Dr Tandoh a rappelé que le NPP continuera de scruter les actions du gouvernement, d’alerter sur les dérives et de formuler des recommandations. « Nous voulons que les bonnes choses soient faites pour les enfants ghanéens », a-t-il affirmé, ajoutant que l’opposition ne doit pas rester passive face à un éventuel « désordre » institutionnel. Cette posture vise à garantir que les réformes éducatives soient mises en œuvre de façon transparente, avec un suivi rigoureux des impacts sur la qualité de l’enseignement.
Implications pour le système éducatif ghanéen
Si le gouvernement persiste dans son projet d’introduire le chinois et l’arabe, il devra justifier la pertinence pédagogique, les ressources nécessaires et les effets attendus sur la maîtrise du français et de l’anglais, langues officielles du pays. Le NPP, en tant que force d’opposition, se positionne comme un contre‑poids capable de pousser à une évaluation plus approfondie, afin d’éviter que des décisions prises à la hâte compromettent la formation des futures générations.