Boakye Kyeremanteng Agyarko, candidat à la présidence du New Patriotic Party (NPP) au Ghana, a officiellement attribué la défaite de son parti aux élections générales de 2024 à deux facteurs structurels : une démotivation profonde de sa base électorale et une préparation jugée insuffisante en amont du scrutin. Des aveux publics qui traduisent une introspection difficile au sein du principal parti d'opposition ghanéen.
Une base électorale non mobilisée
Lors d'une intervention sur Asempa FM lundi 31 août, Boakye Agyarko a décrit un état d'esprit général au sein du NPP qui a clairement nui à la capacité du parti à galvaniser ses troupes. « Notre base n'était pas motivée », a-t-il lâché sans détour, ajoutant qu'un « sentiment général de démoralisation » avait contribué à miner les efforts de campagne du parti quelques mois plus tôt.
Une préparation insuffisante au scrutin
Au-delà de la question de la motivation, le candidat a également mis en cause le manque de préparation du parti face à un scrutin que les observateurs avaient déjà présenté comme particulièrement ouvert. Cette autocritique publique survient alors que le NPP cherche à comprendre les raisons de sa perte du pouvoir exécutif après une période de gouvernance qui aura duré deux mandats consécutifs.
Le pari de la reconstruction pour 2028
Boakye Agyarko a fait de cette analyse un argument central de sa candidature à la présidence du parti. Il s'est engagé à faire de la reconstruction de la confiance et de l'engagement de la base son priorité absolue en cas d'accession à la tête du NPP. « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour aider le Dr Bawumia à remporter le pouvoir en 2028 », a-t-il promis, assurant vouloir unir et renforcer le parti autour de son candidat à la prochaine présidentielle.
Cette confession d'ordre interne illustre les défis majeurs auxquels le NPP devra faire face dans les années à venir : ranimer un électorat visiblement refroidi par la gouvernance sortante, restructurer ses mécanismes de mobilisation populaire et préparer une alternative crédible face au gouvernement qui aura hérité du pouvoir en 2025.