Le New Patriotic Party (NPP) a officiellement contesté les récentes critiques concernant la gestion du programme national de téléphonie rurale. Le parti d'opposition réclame désormais la publication d'un rapport d'étape détaillé par le ministère de la Communication et le GIFEC pour clarifier l'état réel des infrastructures déployées.
Un historique des investissements contesté
Le NPP rejette les allégations de négligence, affirmant que le Ghana Rural Telephony and Digital Inclusion Project a été lancé dès 2020. Selon les données avancées par Kojo Oppong Nkrumah, président du comité de coordination des politiques du parti, le projet a bénéficié d'un financement de 155 millions d'euros via la China EXIM Bank. L'objectif initial visait l'installation de 2 016 sites pour desservir entre trois et quatre millions de personnes dans les zones mal couvertes. Le parti souligne également qu'une phase préliminaire, menée entre 2017 et 2018, avait déjà permis la mise en service de 430 sites, connectant environ 700 000 citoyens.
Bilan technique et déploiement des sites
À l'heure de la transition politique de janvier 2025, le NPP affirme avoir laissé 1 961 sites construits, auxquels s'ajoute du matériel en stock prêt pour le déploiement de 400 unités supplémentaires. Face aux accusations selon lesquelles certains sites installés en 2024 seraient techniquement inopérants, le parti apporte un démenti formel. Il pointe notamment le cas de 46 communautés isolées, expliquant que l'absence de connexion ne relève pas d'une défaillance technique, mais d'un défaut de paiement et de gestion commerciale du hub satellite situé au Centre d'excellence Kofi Annan pour les TIC.
Exigence de transparence sous 30 jours
Pour clore ce débat sur la réalité des infrastructures, le NPP a sommé le ministère de la Communication, des Technologies numériques et de l'Innovation ainsi que le Fonds d'investissement pour les communications électroniques (GIFEC) de rendre public un état des lieux exhaustif sous 30 jours. Cette demande inclut des précisions sur le statut opérationnel des sites, l'utilisation du matériel restant, la gestion du hub satellite et les projets de mise à niveau vers la 4G. Le parti insiste sur la nécessité d'une présentation formelle devant la commission parlementaire des communications, arguant que les populations rurales ont droit à une information claire sur l'accès effectif aux services de télécommunications.