Le New Patriotic Party (NPP) accuse le gouvernement ghanéen de créer une confusion exécutive et administrative autour de la mise en œuvre des programmes d’arabe et de chinois dans les écoles de base, une situation qui, selon le parti, menace la cohérence du système éducatif.
Le NPP pointe une désynchronisation entre les organes de l’État
Selon le porte‑parole du comité politique sur l’éducation du NPP, le Dr Keabena Bempah Tandoh – ancien directeur adjoint du Ghana Education Service (GES) – il existerait un décalage entre la présidence, le ministère de l’Éducation, le GES et le National Council for Curriculum and Assessment (NaCCA). Cette désunion, qualifiée d’« incohérence totale », serait à l’origine d’une mauvaise coordination des politiques linguistiques.
Formation des enseignants : un signal contradictoire
Le Dr Tandoh a rappelé un reportage du Daily Graphic du 13 septembre, qui annonçait qu’une formation nationale avait été organisée par le NaCCA pour préparer les enseignants du primaire à appliquer le nouveau curriculum de langue chinoise. Cette initiative, selon le NPP, contredit la position du président John Mahama, qui aurait affirmé qu’aucune politique officielle n’existait à ce sujet. Le parti s’interroge ainsi sur l’allocation de ressources publiques pour une réforme qui ne serait pas validée au plus haut niveau.
Conséquences pour les acteurs du système éducatif
Le NPP souligne que cette ambiguïté ne se limite pas à un simple revirement de discours. Elle affecte directement les enseignants, qui se voient demander de se former à des programmes incertains, les parents qui craignent pour la continuité pédagogique de leurs enfants, et les élèves qui risquent de subir les retombées d’une politique fluctuante. Le parti met en garde contre une perte de confiance généralisée dans le secteur éducatif.
Enjeux de gouvernance et appel à la clarté
Au-delà du débat linguistique, le NPP considère la controverse comme le symptôme de « graves problèmes de gouvernance exécutive, de discipline administrative et d’intégrité institutionnelle ». Le parti réclame une harmonisation des décisions entre les différentes entités gouvernementales afin d’assurer une politique éducative prévisible et cohérente, condition indispensable à la crédibilité du système et à la réussite des élèves ghanéens.