Le projet d'introduction des langues chinoise et arabe dans le système éducatif ghanéen suscite une vive controverse politique. Le porte-parole du comité de l'éducation du New Patriotic Party (NPP), Dr Kwabena Tandoh, pointe du doigt une divergence majeure entre la présidence et le ministère de l'Éducation, réclamant une clarification urgente pour garantir la stabilité du secteur.
Une contradiction au sommet de l'État
Selon le Dr Kwabena Tandoh, les déclarations émanant du ministère de l'Éducation entrent en conflit direct avec la position affichée par la présidence. Cette absence de ligne directrice claire crée un climat d'incertitude pour les citoyens. Le porte-parole souligne que le gouvernement doit impérativement harmoniser sa communication pour éviter que des initiatives majeures ne soient perçues comme des décisions isolées ou non concertées.
La responsabilité du ministre de l'Éducation
La polémique a conduit le NPP à exiger des comptes concernant le rôle du ministre de l'Éducation, Haruna Iddrisu. Le parti d'opposition soulève deux scénarios critiques : soit le projet a été validé en conseil des ministres, contredisant ainsi les démentis présidentiels, soit le ministre a agi sans mandat officiel. Dans les deux cas, le Dr Tandoh estime que le président a la responsabilité de trancher, quitte à demander des excuses publiques ou à procéder à une éviction si l'autorité ministérielle a été outrepassée.
Exigence de coordination et de transparence
Au-delà de la controverse, le NPP insiste sur la nécessité d'une meilleure coordination des politiques publiques. Le Dr Tandoh a exhorté le ministère de l'Éducation à revoir ses processus de conseil et à s'assurer que toute intervention d'envergure bénéficie d'une approbation formelle du Cabinet. Pour le parti, cette démarche vise à protéger l'avenir des élèves ghanéens plutôt qu'à tirer un avantage politique de l'instabilité gouvernementale.
Un appel à la stabilité institutionnelle
Le porte-parole a réitéré la volonté du NPP de jouer son rôle d'opposant constructif en signalant les dysfonctionnements internes du gouvernement. L'enjeu, selon lui, est de mettre fin aux hésitations et aux revirements qui nuisent à la crédibilité des institutions. Le parti appelle désormais à une intervention directe du chef de l'État pour mettre fin à ce qu'il qualifie de confusion politique, afin de restaurer la confiance de la population dans la gestion du système éducatif national.