Le Nouveau Parti patriotique (NPP) a lancé un appel au gouvernement du NDC afin que les réformes constitutionnelles en cours soient débattues avec l’ensemble des parties prenantes du pays. Le parti insiste sur la nécessité d’une Assemblée constituante pour garantir que les changements proposés reflètent un consensus national.
Un appel à la concertation avant toute modification
Lors d’une conférence de presse, le député de Gushegu, Sulemana Tampuli Alhassan, a rappelé que la Constitution appartient à la population ghanéenne et que son évolution ne doit pas devenir un exercice partisan. Le NPP propose donc que les recommandations du Comité de révision constitutionnelle (CRC) soient d’abord examinées par une Assemblée constituante, avant d’être soumises à un référendum.
Les exigences du TUC et des plateformes citoyennes
Le Trades Union Congress (TUC) et la plateforme Citizens Platform ont exprimé leurs réserves quant à la portée des consultations menées par le CRC, les jugeant insuffisamment inclusives comparées à l’Assemblée constituante qui a rédigé la Constitution de 1992. Parmi leurs revendications, le TUC s’oppose à l’allongement du mandat présidentiel de quatre à cinq ans sans mesures complémentaires de gouvernance, et refuse que les citoyens possédant une double nationalité puissent se présenter aux élections parlementaires sans renoncer à leur autre citoyenneté.
Vers la création d’une Assemblée constituante
Le NPP voit dans la mise en place d’une Assemblée constituante le moyen d’assurer une délibération nationale élargie, incluant les chefs traditionnels, les corps professionnels, les étudiants, les commerçants et les agriculteurs qui ont déjà exprimé leurs attentes au CRC. Le parti affirme que ce cadre garantirait que les Ghanéens votent en connaissance de cause, après un débat transparent et représentatif.
Conséquences pour le gouvernement NDC et le calendrier du référendum
En insistant sur une procédure plus inclusive, le NPP se positionne comme partenaire potentiel, à condition que le gouvernement accepte de créer l’Assemblée constituante et de soumettre les conclusions au peuple. Cette exigence pourrait retarder le calendrier initial du référendum, mais le parti estime qu’un processus légitimé par un large consensus renforcera la pérennité des réformes et évitera des contestations post‑vote. Le débat reste ouvert, avec d’autres acteurs, dont la Ghana Bar Association, qui soutiennent également l’idée d’une Assemblée constituante pour encadrer les changements envisagés.