Le professeur John Osae‑Kwapong, chercheur à la CDD‑Ghana, a appelé à soumettre la récente nomination des vice‑présidents de la Commission électorale ghanéenne à un « test Akufo‑Addo » d’intégrité, de justice, de professionnalisme et d’indépendance. Cette proposition intervient après la prise de fonction de Dr Joseph Kwaku Asamoah et d’Emelia Afi Agbenyo, désignés par le président John Mahama.
Le « test Akufo‑Addo » comme critère d’évaluation
Lors d’une interview sur Joy News PM Express, le Dr Osae‑Kwapong a rappelé les exigences formulées par l’ancien président Nana Akufo‑Addo lors du serment des commissaires en 2023. Selon lui, chaque nouveau membre doit pouvoir servir avec intégrité, faire preuve de fairness, exercer son rôle avec professionnalisme et manifester une indépendance d’esprit et de jugement. Le « test Akufo‑Addo » serait ainsi un repère pour mesurer la capacité des appointees à respecter ces principes fondamentaux.
Nomination des nouveaux vice‑présidents de la Commission électorale
Le lundi 12 octobre, le président sortant John Mahama a assermenté Dr Joseph Kwaku Asamoah et Emelia Afi Agbenyo comme vice‑présidents de la Commission électorale du Ghana. Leur mandat s’inscrit dans le sillage du départ de Dr Bossman Eric Asare, qui a démissionné, et du retrait à la retraite de Samuel Tettey. Les deux nouveaux cadres sont chargés de garantir l’intégrité du processus électoral et de renforcer la confiance du public dans les institutions démocratiques.
Partisannerie et mécanismes de contrôle interne
Osae‑Kwapong a également soulevé la question de la visibilité de l’appartenance politique des commissaires. Il a noté que la connaissance publique d’une affiliation partisane peut susciter des inquiétudes quant à la neutralité d’un membre d’un organe constitutionnel indépendant. Au-delà de la perception, il s’interroge sur l’existence de garde‑fous internes capables d’empêcher un individu, même ouvertement partisan, d’influencer les décisions au profit d’un parti. Selon lui, la capacité des autres commissaires à contrôler et à contrebalancer d’éventuels biais politiques constitue un élément clé pour préserver l’indépendance de la Commission.