Le gouvernement ghanéen a lancé la construction d'un nouveau centre de formation en santé situé entre Ampoma et Jema, dans la région de Bono East. Si ce projet ambitionne de répondre à la saturation chronique des effectifs dans les établissements de santé, des lacunes majeures dans la conception initiale obligent les autorités à revoir la copie.
Un levier pour accroître les capacités d'accueil
Le projet, actuellement en phase de construction active, répond à une problématique structurelle : le nombre limité de places disponibles dans les écoles de santé, qui freine chaque année les aspirations de nombreux étudiants. Selon le ministre régional, Francis Owusu, cette infrastructure est conçue pour élargir significativement l'accès à la formation médicale. L'objectif est de renforcer le vivier de professionnels de santé qualifiés, non seulement pour la région de Bono East, mais pour l'ensemble du pays, améliorant ainsi à terme la prestation de soins sur le territoire national.
L'urgence d'une mise aux normes logistiques
Malgré l'avancement rapide des travaux, une inspection récente a révélé des oublis critiques dans le cahier des charges initial. Le centre, tel qu'il est prévu, ne dispose ni de réfectoire ni d'installations sanitaires adéquates. Le ministre régional a qualifié ces absences de lacunes significatives, rendant le site inopérant en l'état. Une procédure de révision du périmètre du projet a été enclenchée : le consultant en charge a reçu l'instruction de saisir le Conseil de coordination régional (RCC) afin de solliciter une intervention gouvernementale pour intégrer ces équipements indispensables.
Une mobilisation locale pour la finalisation
Le District Chief Executive (DCE) de la zone, Wilfred Zuria, a salué l'initiative gouvernementale, soulignant les retombées positives attendues pour la communauté locale. L'assemblée de district s'est engagée à maintenir son soutien logistique et administratif pour garantir que le chantier respecte les délais de livraison. La réussite de ce projet dépend désormais de la capacité de l'État à ajuster rapidement le budget et les plans de construction pour inclure les commodités manquantes, une étape cruciale pour assurer la viabilité et la fonctionnalité de cet établissement de santé.