Le Nigeria Social Insurance Trust Fund (NSITF) amorce une phase de modernisation structurelle et technologique visant à accroître l'efficacité de son système de protection sociale. Sous la direction d'Oluwaseun Faleye, l'institution cherche à rompre avec une gestion autrefois centralisée et manuelle pour devenir un organisme plus réactif et transparent au service des travailleurs nigérians.
Une restructuration interne pour gagner en agilité
Depuis juillet 2024, la direction du NSITF a entrepris un audit complet de ses effectifs afin d'identifier les déséquilibres organisationnels. Ce diagnostic a conduit à la mise en œuvre d'un programme de départ volontaire, destiné à alléger une structure hiérarchique jugée trop lourde. Parallèlement, l'institution a modernisé ses infrastructures physiques, notamment par le transfert de sa direction des opérations vers des locaux mieux équipés et la rénovation des antennes régionales. Ces efforts s'accompagnent d'un déploiement progressif d'outils informatiques et de matériel de bureau pour améliorer les conditions de travail et la productivité des agents.
La transition vers des services dématérialisés
Le cœur de la réforme repose sur la transition numérique des processus administratifs. L'objectif est de remplacer les systèmes manuels par des plateformes intégrées, capables de traiter plus efficacement les demandes d'indemnisation. Cette mutation technologique est présentée comme un levier indispensable pour restaurer la confiance des employeurs et des employés. Les premiers résultats sont déjà visibles avec le paiement effectif des premières indemnisations aux bénéficiaires issus des ministères et agences fédérales, une étape franchie sous le regard du ministère du Travail et de l'Emploi.
Élargir la couverture aux secteurs informels
Au-delà de la modernisation interne, le NSITF intensifie ses efforts pour étendre le régime d'indemnisation des employés (Employees’ Compensation Scheme). Des discussions avancées sont en cours avec les gouvernements des États de Lagos et de Taraba pour intégrer leurs travailleurs au dispositif. La direction du Fonds souligne toutefois que le chantier reste vaste, notamment pour inclure les travailleurs du secteur informel, qui constituent une part majeure de l'économie nationale. Le ministère de tutelle a, pour sa part, encouragé l'institution à renforcer la collaboration avec d'autres agences gouvernementales et à mettre davantage l'accent sur les programmes de prévention des risques professionnels en entreprise.