À l'approche des échéances électorales de 2027, la police nigériane affirme avoir finalisé ses dispositifs de préparation pour assurer la sécurité du processus démocratique. Le chef de la police, Olatunji Disu, a souligné l'importance d'une coordination inter-agences pour prévenir les risques de violences politiques.
Une montée en compétence des forces de sécurité
Le Nigeria a officiellement lancé un programme de formation intensive pour ses unités de police, visant à actualiser leurs connaissances opérationnelles en vue des scrutins présidentiels et législatifs fixés au 16 janvier 2027, suivis des élections locales le 6 février. Selon Olatunji Disu, ces sessions ne se limitent pas à la gestion de l'ordre public classique : elles intègrent des modules spécifiques sur l'inclusion, notamment pour garantir l'accès au vote des personnes en situation de handicap, un enjeu majeur pour la représentativité du scrutin.
La coopération inter-agences comme pilier stratégique
Conscient que la sécurisation d'un pays de la taille du Nigeria dépasse les capacités d'une seule institution, le commandement de la police a multiplié les exercices conjoints. Ces entraînements regroupent l'armée nigériane, le corps de défense civile, les services des douanes, l'immigration ainsi que les services de renseignement (DSS). Cette approche collaborative vise à créer une réponse unifiée face aux tensions politiques, souvent exacerbées par des enjeux émotionnels et partisans, comme l'a rappelé Leonardo Simao, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel.
Prévenir les risques de déstabilisation
Lors d'une rencontre à Abuja, les autorités onusiennes ont insisté sur la responsabilité cruciale des forces de l'ordre dans la préservation de la stabilité nationale. La mission internationale a souligné que la compétition politique, si elle n'est pas encadrée par une sécurité rigoureuse, peut rapidement menacer la paix civile. En réponse, la direction de la police nigériane a réitéré sa confiance dans le dispositif mis en place, affirmant que les forces de sécurité sont prêtes à répondre aux défis spécifiques identifiés pour ce cycle électoral, tout en assurant que la neutralité et l'efficacité seront les priorités des agents sur le terrain.