En marge du sommet des BRICS qui se tient à New Delhi, le vice-président nigérian, Kashim Shettima, a réitéré l'engagement indéfectible de son pays envers l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Dans un contexte de tensions géopolitiques mondiales, Abuja mise sur le renforcement du système commercial multilatéral pour assurer une prospérité partagée.
Un plaidoyer pour la coopération internationale
Lors d'un entretien avec la directrice générale de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, le vice-président Shettima a souligné que l'interconnexion des nations est une réalité incontournable. Pour le gouvernement nigérian, le repli sur soi n'est pas une option viable pour le développement économique. En soutenant activement l'institution dirigée par la Nigériane, Abuja entend promouvoir un ordre mondial fondé sur la coopération plutôt que sur l'isolement, affirmant que le destin des nations est intrinsèquement lié au sein d'une même communauté humaine.
La diaspora comme levier de développement
Au-delà des échanges commerciaux, le vice-président a mis en lumière l'importance stratégique de la migration internationale. S'appuyant sur les données du recensement américain de 2024, il a rappelé que 67 % des immigrants nigérians aux États-Unis, âgés de 25 ans et plus, possèdent au moins une licence universitaire. Pour M. Shettima, ces chiffres illustrent la capacité de la diaspora à contribuer significativement à l'innovation et à la croissance économique, tant dans les pays d'accueil qu'au profit de leur nation d'origine.
Cap sur les investissements et l'Agenda Renewed Hope
La présence du Nigeria au sommet des BRICS, placé sous le thème de la résilience et de l'innovation, sert également de vitrine pour les ambitions nationales. Kashim Shettima s'apprête à présenter les opportunités d'investissement offertes par le pays aux dirigeants de l'alliance. Cette démarche s'inscrit dans l'Agenda « Renewed Hope » du président Bola Tinubu, qui vise à transformer l'économie nigériane par des réformes structurelles, le développement des infrastructures et une croissance portée par le secteur privé. Le gouvernement cherche ainsi à intégrer le Nigeria dans une dynamique internationale plus inclusive et durable.