Le vice-président nigérian, Kashim Shettima, a réaffirmé la nécessité d'une réforme profonde du Conseil de sécurité des Nations Unies lors de la 81e Assemblée générale à New York. Il a souligné que l'absence de représentation permanente du continent africain au sein de cet organe décisionnel majeur fragilise la légitimité et l'équité de l'ordre mondial actuel.
Une exigence de représentativité géopolitique
Pour le gouvernement nigérian, le système de gouvernance internationale ne peut plus ignorer les réalités démographiques et géopolitiques du XXIe siècle. Kashim Shettima a soutenu que l'Afrique ne peut être sollicitée pour assumer les responsabilités liées à la stabilité mondiale tout en étant exclue des instances où se prennent les décisions cruciales. Le vice-président a salué, à cet égard, la position du Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, qui qualifie d'« injuste et indéfendable » le maintien d'un Conseil de sécurité sans membre permanent issu du continent africain.
Le Nigeria, partenaire engagé du multilatéralisme
Lors de son entretien avec la vice-secrétaire générale de l'ONU, Amina Mohammed, le vice-président a réitéré l'engagement du Nigeria à soutenir les institutions internationales. Il a insisté sur la volonté de son pays de contribuer activement à la restauration de la confiance entre les nations, à la défense du droit international et à la lutte contre les crises humanitaires. Cette rencontre a également été l'occasion pour Amina Mohammed d'exprimer sa gratitude envers le président Bola Ahmed Tinubu pour son soutien constant aux initiatives onusiennes et à son action en tant que haute responsable de l'organisation.
L'impératif éthique face aux crises mondiales
Au-delà de la question institutionnelle, le vice-président nigérian a appelé à ne pas occulter les conséquences humaines des conflits et de l'instabilité. Il a rappelé que la crédibilité du système international dépend de sa capacité à répondre aux souffrances des populations civiles, qu'il s'agisse de familles déplacées ou de crises alimentaires. Selon lui, la diplomatie doit impérativement replacer la dignité humaine au cœur de ses priorités, en veillant à ce que le droit international ne soit pas une simple abstraction, mais un levier concret pour protéger les plus vulnérables face aux tensions géopolitiques croissantes.