Le 10 septembre, la Commission nigériane des communications (NCC) a présenté le Zero‑Rated Access Initiative (ZRAI), un programme qui offre 100 Mo de données gratuites chaque jour à 5 millions d’étudiants. Cette mesure, soutenue par le ministère de l’Éducation et les principaux opérateurs télécoms, vise à lever les barrières d’accès aux ressources éducatives en ligne.
Une alliance tripartite pour l’inclusion numérique
Le ZRAI repose sur une coopération entre trois piliers : le ministère de l’Éducation, qui sélectionne les plateformes pédagogiques autorisées ; la NCC, qui assure la coordination réglementaire ; et les opérateurs télécoms (MTN, Airtel, T2 Mobile, entre autres) qui fournissent l’infrastructure réseau. Cette synergie a été présentée comme un modèle de partenariat public‑privé capable de transformer l’accès à l’éducation digitale au Nigeria.
Le dispositif : 100 Mo quotidiens pour 5 millions d’apprenants
Chaque bénéficiaire recevra 100 Mo de données par jour, soit un coût estimé à 100 Naira quotidien, ce qui représente environ 15 milliards de Naira par mois et 180 milliards de Naira par an. Selon les calculs fournis, ces 100 Mo permettent entre 2 et 5 heures d’utilisation quotidienne sur des sites éducatifs, couvrant la lecture de PDF, les recherches Google et les cours en ligne principalement textuels.
Défis de durabilité et de couverture réseau
Les opérateurs soulignent que le zéro‑rating implique un coût réel pour leurs réseaux et requiert un cadre de suivi rigoureux : inscription des bénéficiaires, contrôle d’usage et prévention des abus. Par ailleurs, la viabilité du programme dépend de la capacité à étendre la couverture dans les zones rurales, où la connectivité reste faible et où les infrastructures sont parfois vandalisées ou sabotées.
Réactions des acteurs et perspectives d’évolution
Le ministre de l’Éducation, Tunji Alausa, a qualifié le lancement d’« intervention éducative » et d’investissement dans l’avenir de millions de jeunes Nigérians. Les dirigeants d’opérateurs ont réaffirmé leur soutien, tout en appelant à un cadre prévisible pour garantir la pérennité du projet. Le ZRAI doit d’abord couvrir les lycéens et les étudiants universitaires avant d’être élargi à d’autres catégories d’apprenants.