Le président du Nigeria Labour Congress (NLC), Joe Ajaero, a récemment ouvert le débat sur les orientations économiques en vue de l'élection présidentielle de 2027. En distinguant les propositions de Gbenga Hashim et d'Adewole Adebayo, le leader syndical cherche à proposer une alternative aux politiques libérales portées par les figures politiques dominantes du pays.
Une rupture avec le consensus libéral
Lors d'une intervention publique, Joe Ajaero a vivement critiqué les approches économiques d'Atiku Abubakar, de Peter Obi et du président Bola Ahmed Tinubu. Il a qualifié ces derniers de « politiciens de marché d'extrême droite », estimant qu'ils partagent une vision trop homogène et déconnectée des besoins sociaux des travailleurs nigérians. À l'opposé, le président du NLC a souligné que les programmes de Gbenga Olawepo-Hashim et d'Adewole Adebayo méritaient une attention particulière, car ils introduisent des idées jugées novatrices et dignes d'un examen approfondi par les citoyens et les acteurs sociaux.
L'agenda énergétique comme levier de transformation
Au cœur de l'intérêt manifesté par le NLC pour la candidature de Gbenga Hashim se trouve son programme baptisé « Energy First ». Ce plan place l'accès à une énergie abordable et le renforcement de la capacité productive nationale au centre de la stratégie de développement. L'objectif affiché est de stimuler l'industrialisation du pays en abaissant drastiquement les coûts de production, un levier que le candidat présente comme indispensable pour transformer l'économie nigériane.
Objectifs de production et souveraineté énergétique
Le projet économique de Gbenga Hashim repose sur des objectifs chiffrés ambitieux, notamment une augmentation de la production pétrolière à quatre millions de barils par jour dans un délai de 24 mois. Sur le plan des prix à la pompe, le candidat propose une trajectoire descendante : débutant à 605 nairas par litre, il ambitionne de stabiliser le coût entre 200 et 300 nairas à long terme. Cette stratégie repose sur une amélioration de l'efficacité opérationnelle, une hausse de la production de brut et une expansion significative des infrastructures de raffinage domestique, visant à faire du Nigeria une puissance énergétique mondiale capable de soutenir sa propre industrie.