Le Nigeria intensifie ses importations de pétrole brut face à la baisse de l'offre domestique en juillet 2026

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 18 lectures
Le Nigeria intensifie ses importations de pétrole brut face à la baisse de l'offre domestique en juillet 2026

Les raffineries nigérianes ont enregistré une hausse spectaculaire de 151,5 % de leurs importations de pétrole brut en juillet 2026, atteignant 5,13 millions de barils. Cette accélération intervient alors que le pays fait face à une contraction marquée de son approvisionnement en brut d'origine locale, soulignant les défis logistiques et structurels du secteur pétrolier national.

Une dépendance accrue aux marchés extérieurs

Selon les données de la Nigerian Midstream and Downstream Petroleum Regulatory Authority (NMDPRA), le volume total de brut reçu par les raffineries en juillet s'est élevé à 17,88 millions de barils. Si la production nationale reste majoritaire avec 12,75 millions de barils, elle a subi une baisse mensuelle de 25,4 % par rapport aux 17,08 millions de barils enregistrés en juin. En conséquence, la part des importations dans le mix d'approvisionnement des raffineries est remontée à 28,7 % en juillet, marquant un rebond significatif après un creux observé au printemps.

La dynamique opérationnelle de la raffinerie Dangote

Au cœur de ce dispositif, la raffinerie Dangote a maintenu une activité soutenue avec un taux d'utilisation moyen de ses capacités de 71,09 % sur la période. L'installation a produit quotidiennement une moyenne de 25,9 millions de litres d'essence (PMS), 19,1 millions de litres de gazole (AGO) et 15,6 millions de litres de kérosène (ATK). Au 31 juillet, l'entreprise affichait des stocks de clôture importants, notamment 446,1 millions de litres d'essence, témoignant d'une volonté de sécuriser l'offre sur le marché intérieur tout en maintenant une activité d'exportation sur ses produits raffinés.

Une volatilité persistante des approvisionnements

L'analyse des données depuis le début de l'année 2026 révèle une instabilité chronique des flux. Après un pic d'importations atteint en mars avec 9,43 millions de barils, le volume avait chuté brutalement à 0,41 million en avril, avant de connaître une trajectoire ascendante jusqu'en juillet. Cette volatilité illustre les difficultés rencontrées par les raffineries pour stabiliser leur chaîne d'approvisionnement domestique. La capacité du secteur à maintenir ses niveaux de production dépendra désormais de sa faculté à sécuriser durablement les livraisons locales, tout en gérant les coûts liés à l'importation de brut pour pallier les déficits de production interne.

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