La National Drug Law Enforcement Agency (NDLEA) du Nigeria a annoncé la saisie de plus de 2,3 tonnes de substances illicites lors d'une série d'opérations coordonnées menées dans neuf États du pays. Cette offensive vise à démanteler les réseaux de distribution locaux et internationaux, tout en ciblant les zones de production de cannabis.
Démantèlement de réseaux d'importation et de distribution
Les autorités nigérianes ont mis en lumière des circuits d'approvisionnement complexes, notamment en provenance du Royaume-Uni. À l'aéroport international Murtala Muhammed de Lagos, plusieurs arrestations ont eu lieu suite à l'interception de colis contenant du cannabis synthétique, connu localement sous le nom de « Colorado ». Parmi les suspects interpellés figurent des agents immobiliers et des particuliers utilisant des codes de récupération pour réceptionner des cargaisons envoyées par des proches basés à l'étranger. Parallèlement, des saisies ont été effectuées dans des parcs de transport, révélant des tentatives d'expédition de stupéfiants vers des pays voisins comme la Côte d'Ivoire et le Liberia.
Opérations de terrain et saisies massives
Au-delà des hubs aéroportuaires, l'agence a multiplié les interventions dans les hinterlands. Dans l'État de Kano, une perquisition a permis de saisir près de 785 000 capsules de prégabaline, tandis que d'autres substances, dont du diazépam, ont été découvertes dissimulées dans des produits de consommation courante comme du pain. Dans les États d'Edo, d'Ondo et de Bayelsa, les forces de l'ordre ont procédé à la destruction de vastes plantations de cannabis et à la saisie de centaines de kilogrammes de skunk, confirmant l'ampleur de la production locale.
Une stratégie axée sur la prévention et la répression
Le président de la NDLEA, le général Mohamed Buba Marwa, a salué ces résultats tout en appelant ses équipes à maintenir une pression constante sur les cartels. L'agence ne se limite pas à l'aspect répressif : elle déploie également un programme national de sensibilisation baptisé « War Against Drug Abuse » (WADA). Ce volet préventif cible les établissements scolaires, les lieux de culte et les communautés locales, impliquant des autorités traditionnelles et religieuses pour endiguer la demande et informer sur les risques sanitaires liés à la consommation de substances contrôlées.