Le Nigeria impose aux producteurs et importateurs de plastique la responsabilité de leurs déchets pour soutenir l'économie circulaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 21 lectures
Le Nigeria impose aux producteurs et importateurs de plastique la responsabilité de leurs déchets pour soutenir l'économie circulaire

Le gouvernement fédéral du Nigeria a publié en septembre 2026 un nouveau cadre réglementaire qui contraint les fabricants, importateurs et détenteurs de marques à assumer la gestion des déchets plastiques générés par leurs produits. Cette mesure vise à réduire la pollution, protéger la santé publique et créer des opportunités d'emploi dans le recyclage.

Un texte législatif centré sur la chaîne de valeur du plastique

Les National Environmental (Plastic Waste Control) Regulations 2026 couvrent l’ensemble des acteurs du secteur, des producteurs aux recycleurs, en passant par les importateurs et les propriétaires de marques. Chaque opérateur qui place un produit plastique sur le marché nigérian devra garantir son traitement après usage, notamment en respectant des exigences relatives à l’emballage et à l’incorporation de matériaux recyclés. Le ministre de l’Environnement, Balarabe Abbas Lawal, a souligné que le texte ne vise pas à interdire le plastique, mais à instaurer un cadre scientifique, inclusif et applicable qui n’alourdit pas les activités économiques essentielles.

Renforcement des politiques existantes et alignement sur l’économie circulaire

Cette nouvelle réglementation s’inscrit dans la continuité du National Policy on Plastic Waste Management et des directives sur la responsabilité élargie du producteur (EPR). Elle renforce les lignes directrices déjà en place pour les plastiques à usage unique et encourage l’utilisation de matières recyclées. Selon le ministre, les déchets plastiques constituent une ressource économique capable de générer des emplois et d’attirer des investissements dans les filières de récupération et de recyclage, à condition que le cadre juridique soit respecté.

Sanctions prévues pour les contrevenants

Le texte prévoit des mesures dissuasives strictes : amendes financières, peines d’emprisonnement et responsabilité personnelle des dirigeants en cas de non‑conformité. Ces sanctions visent à garantir l’application effective du dispositif et à éviter que les acteurs les plus vulnérables ne subissent des charges disproportionnées. Le ministre a rappelé que la mise en œuvre doit être équilibrée, protégeant l’environnement sans compromettre les secteurs vitaux comme la santé, l’alimentation, l’agriculture ou les transports.

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