Le Nigeria et le Royaume-Uni franchissent une étape décisive dans la formalisation de leur coopération douanière. Les administrations des deux pays travaillent à la conclusion d'un Accord d'assistance administrative mutuelle en douane (CMAA), dont la signature est prévue pour décembre prochain.
Vers un cadre de coopération renforcé
Après six mois de négociations menées par voie numérique, les délégations du Nigeria Customs Service (NCS) et du His Majesty’s Revenue and Customs (HMRC) britannique se sont réunies à Abuja pour finaliser les derniers points techniques. Cet accord, le CMAA, a pour objectif central de structurer l'échange d'informations entre les deux autorités, d'améliorer la conformité des procédures et de faciliter les flux commerciaux bilatéraux.
Un calendrier fixé pour décembre
La rencontre physique à Abuja marque la phase finale des discussions. Selon les autorités nigérianes, l'ambition est de boucler l'ensemble des négociations afin de permettre une signature officielle lors de la réunion de la Commission de politique de l'Organisation mondiale des douanes, prévue durant la première semaine de décembre. Ce calendrier témoigne de la volonté des deux parties de transformer rapidement leurs échanges diplomatiques en un cadre opérationnel concret.
Modernisation et reconnaissance des réformes
Au-delà de l'aspect purement administratif, cette visite a permis à la délégation britannique d'évaluer les réformes structurelles engagées par le Nigeria. Louisa Bentley, responsable des relations bilatérales au HMRC, a souligné les avancées technologiques observées au sein des infrastructures nigérianes, notamment dans le cadre du projet de modernisation du commerce et des systèmes d'évaluation préalable. Ces efforts de modernisation sont perçus par les deux partenaires comme des leviers essentiels pour accroître l'efficacité des processus douaniers et sécuriser les opportunités commerciales mondiales.
Un enjeu de conformité internationale
Pour le Nigeria comme pour le Royaume-Uni, cet accord s'inscrit dans une dynamique plus large d'intégration au sein de la « famille douanière » internationale. En harmonisant leurs pratiques, les deux pays cherchent non seulement à réduire les obstacles aux échanges, mais aussi à renforcer la transparence et la sécurité des transactions. La réussite de ce partenariat dépendra désormais de la capacité des deux administrations à appliquer les protocoles d'échange de données qui seront actés en fin d'année.