Le gouvernement fédéral nigérian et les autorités canadiennes ont acté la création d'un groupe de travail technique conjoint pour résoudre les blocages persistants dans le traitement des demandes de visas. Cette initiative vise à répondre aux difficultés rencontrées par les citoyens nigérians, notamment les étudiants, tout en instaurant un cadre formel pour la gestion des ressortissants sans statut légal au Canada.
Un enjeu majeur pour la mobilité étudiante
Les délais prolongés dans l'obtention des permis d'études constituent une préoccupation centrale pour Abuja. Lors d'une rencontre à Abuja entre la secrétaire permanente du ministère de l'Intérieur, Dr Magdalene Ajani, et le chargé d'affaires du Haut-commissariat du Canada, David Sproule, il a été souligné que ces lenteurs administratives empêchent régulièrement des étudiants nigérians de rejoindre leurs établissements canadiens à temps pour le début de leurs programmes académiques. Le Canada a reconnu que ces délais représentent un point de tension significatif dans les relations bilatérales et s'est engagé à transmettre ces préoccupations aux services d'immigration compétents pour améliorer les délais de traitement.
Vers une coopération renforcée sur la migration
Au-delà des visas, les deux nations cherchent à harmoniser leurs procédures de gestion migratoire. Le groupe de travail aura pour mission de définir une procédure opérationnelle standard (SOP) en collaboration avec l'Agence des services frontaliers du Canada (CBSA). L'objectif est d'encadrer le retour des personnes ne disposant pas de statut légal sur le territoire canadien. Le Nigeria a réaffirmé son engagement à désigner des responsables dédiés pour faciliter cette coopération institutionnelle, garantissant ainsi une meilleure gestion des flux migratoires entre les deux pays.
Développement des liaisons aériennes directes
La rencontre a également permis d'aborder l'expansion de l'accord de transport aérien (ATA) entre le Nigeria et le Canada. Les deux parties explorent la possibilité d'introduire des vols directs, ce qui permettrait de supprimer les escales obligatoires via l'Europe ou les États-Unis. Cette mesure est perçue comme un levier stratégique pour dynamiser les échanges commerciaux et accroître le confort des voyageurs, tout en renforçant les liens économiques et diplomatiques entre les deux États.