Le secteur pétrolier nigérian traverse une période de volatilité marquée par une contraction significative de l'offre nationale. Selon les données de la Nigerian Midstream and Downstream Petroleum Regulatory Authority (NMDPRA), l'approvisionnement quotidien en essence a reculé pour le deuxième mois consécutif en juillet 2026.
Une production locale en net recul
En juillet 2026, la production issue des raffineries domestiques a chuté à 25,8 millions de litres par jour, contre 32,5 millions de litres en juin, soit une baisse de 20,6 %. Cette performance représente le niveau le plus bas enregistré au cours des sept premiers mois de l'année, marquant un repli de 37,1 % par rapport au volume de janvier, qui s'établissait à 40,1 millions de litres quotidiens.
Le recours accru aux importations
Pour pallier ce déficit de production locale, le pays a intensifié ses importations. Celles-ci ont atteint 19,7 millions de litres par jour en juillet, contre 18,1 millions en juin. Cette tendance à la hausse des importations, observée depuis le mois de mai, ne suffit toutefois pas à compenser totalement la baisse de la production nationale. En effet, la part des importations reste inférieure aux volumes records observés en début d'année, où elles atteignaient 24,8 millions de litres par jour en janvier.
Un bilan global sous tension
L'offre totale combinée — production locale et importations — s'est établie à 45,5 millions de litres par jour en juillet, soit une baisse de 10,1 % par rapport aux 50,6 millions de litres enregistrés en juin. Cette dynamique illustre les fluctuations importantes du marché nigérian, où la dépendance aux importations demeure un levier d'ajustement face à l'instabilité de l'offre domestique. La structure de l'approvisionnement en juillet se répartit désormais entre 56,7 % de production locale et 43,3 % de produits importés, soulignant l'enjeu majeur que représente la stabilisation de la production nationale pour la sécurité énergétique du pays.