Le Nigeria affiche une décélération notable de son indice général des prix à la consommation, qui s'établit à 14,63 % en septembre 2026 contre 15,39 % le mois précédent. Si ce ralentissement témoigne d'une progression moins rapide du coût de la vie, la persistance d'une inflation alimentaire annuelle proche de 20 % continue de peser lourdement sur le quotidien des ménages nigérians.
Un ralentissement global des prix à la consommation
Selon les données publiées par le Bureau national des statistiques (NBS), le rythme de progression des prix a nettement fléchi en septembre. Sur une base mensuelle, l'augmentation globale des prix à la consommation s'est limitée à 0,06 %, marquant un coup d'arrêt significatif par rapport à la hausse de 0,71 % observée en août. Cette tendance indique que, bien que les prix continuent de croître, la dynamique inflationniste s'essouffle sur l'ensemble du panier de biens et services.
La persistance des tensions sur le panier alimentaire
Malgré ce repli global, le secteur alimentaire reste sous tension. Sur une période de douze mois, l'inflation des produits alimentaires se maintient à un niveau élevé de 19,59 %, une progression quasi identique à celle du mois d'août. Bien qu'une baisse mensuelle de 1,55 % ait été enregistrée en septembre, celle-ci ne suffit pas à compenser l'accumulation des hausses sur l'année. Le NBS précise que cette évolution mensuelle est hétérogène, portée par des fluctuations spécifiques sur des produits de base tels que le riz local, les œufs, les oignons, l'huile de palme et les tomates.
Évolution de l'inflation sous-jacente
L'analyse de l'inflation sous-jacente, qui exclut les produits agricoles volatils et l'énergie, révèle une situation contrastée. Si le taux annuel recule légèrement à 12,95 % contre 13,29 % en août, l'indice mensuel affiche une progression de 1,11 %. Ce chiffre marque une inversion de tendance par rapport au mois précédent, où cet indicateur avait enregistré une légère baisse de 0,06 %. Ces données, collectées sur l'ensemble des 36 États du pays et le territoire de la capitale fédérale, soulignent la complexité des pressions économiques actuelles au Nigeria, où les dynamiques de prix varient selon les secteurs et les périodes de référence.