Le Nigeria en quête de 25 millions de dollars à la COP17 pour restaurer les terres dégradées de Cross River

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 58 lectures
Le Nigeria en quête de 25 millions de dollars à la COP17 pour restaurer les terres dégradées de Cross River

Face à l'urgence climatique, l'État nigérian de Cross River a profité de la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17) à Oulan-Bator pour lancer un appel aux investisseurs internationaux. Le gouvernement régional sollicite 25 millions de dollars afin de financer des mesures d'urgence, la restauration écologique et le renforcement de la résilience face aux catastrophes naturelles.

Une stratégie de financement pour la résilience

La délégation de Cross River, composée notamment de Martins Achadu et Catherine Ubi, a présenté l'initiative « Cross River Restore Hope ». Ce programme vise à attirer des partenaires techniques et financiers pour répondre aux conséquences des inondations et glissements de terrain survenus entre juillet et août 2026. Au-delà de l'aide d'urgence, les autorités locales explorent des opportunités d'investissement à long terme dans les secteurs de l'agriculture et de la gestion des ressources en eau, jugeant que les mécanismes de financement actuels sont insuffisants face à l'ampleur des dégâts.

Le défi de la gouvernance forestière

Lors d'une rencontre avec le ministre nigérian de l'Environnement, Balarabe Lawal, la délégation a reçu un soutien de principe pour ses projets. Toutefois, le gouvernement fédéral a posé une condition ferme : le renforcement de la lutte contre l'exploitation forestière illégale. Le ministre a souligné que la déforestation persistante dans l'État de Cross River entrave les efforts de conservation et a exhorté les autorités locales à appliquer strictement la législation environnementale pour protéger ce sanctuaire de biodiversité, qui abrite notamment des espèces menacées comme le gorille de Cross River.

Un enjeu de sécurité nationale

La situation de Cross River s'inscrit dans un contexte nigérian plus large marqué par une pression croissante sur les terres. À l'échelle nationale, la raréfaction des ressources naturelles et la dégradation des pâturages alimentent des conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs. Alors que le Nigeria dispose de 417 réserves de pâturage, dont une grande partie est devenue dysfonctionnelle, la délégation nigériane à la COP17 plaide pour la mise en place de mécanismes financiers durables et d'un cadre juridique contraignant pour la gestion des sécheresses. Pour les représentants de Cross River, la résolution de ces crises environnementales est désormais une priorité qui nécessite une coordination étroite entre les échelons étatique et fédéral.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.