Une vive controverse oppose le Nigeria Democratic Congress (NDC) à la Commission électorale nationale indépendante (INEC) concernant la désignation des candidats pour les élections de 2027 dans l'État d'Anambra. Le parti conteste formellement la présence de dix noms sur le portail officiel de l'institution, affirmant qu'il s'agit d'intrus n'ayant jamais été validés par ses instances dirigeantes.
La divergence sur l'origine des candidatures
Au cœur du conflit se trouve la liste des candidats pour l'Assemblée de l'État d'Anambra. Le NDC soutient avoir soumis ses propres choix via le portail dédié, tout en précisant que ces dossiers ont été rejetés par la commission. De son côté, l'INEC maintient que les noms publiés proviennent de formulaires EC9E dûment remplis et signés par le président et le secrétaire national du parti. L'institution rappelle que, selon la loi, la nomination des candidats relève de la responsabilité exclusive des formations politiques, la commission n'ayant aucun pouvoir légal pour substituer ou insérer des noms de son propre chef.
L'exigence d'un audit technique
Face aux dénégations de l'INEC, le porte-parole du NDC, Agada Theophilus, a haussé le ton en exigeant des explications sur la provenance des formulaires EC9E incriminés. Le parti affirme n'avoir jamais collecté ni transmis ces documents pour les dix personnes concernées. Pour faire la lumière sur ce qu'il qualifie d'irrégularités, le NDC demande à la commission de réaliser un audit électronique complet de son portail de nomination afin de retracer précisément l'historique des téléchargements et des accès.
Les enjeux de la transparence électorale
L'INEC, par la voix de son porte-parole Mohammed Haruna, assure que les codes d'accès au portail sont transmis exclusivement aux présidents nationaux des partis, excluant toute intervention de tiers. Malgré ces assurances, le NDC maintient ses accusations, évoquant une possible manœuvre où la commission aurait directement obtenu les formulaires auprès des candidats contestés, en contournant la direction du parti. Le NDC a annoncé qu'il poursuivait ses investigations internes et n'exclut pas un recours judiciaire pour obtenir le retrait de ces candidats, qu'il désigne comme des « imposteurs ».