La Commission électorale nationale indépendante (INEC) du Nigeria a officiellement lancé le Comité de logistique électorale (ELOC) en vue des élections générales de 2027. Cette structure multi-agences a pour mission d'auditer l'état de préparation des infrastructures de transport et de stockage du pays, afin de garantir l'acheminement sécurisé et ponctuel du matériel électoral sur l'ensemble du territoire.
Une stratégie d'anticipation face aux contraintes géographiques
Le président de l'INEC, le professeur Joash Amupitan, a souligné que la logistique demeure l'un des piliers les plus complexes du processus démocratique nigérian. En raison de l'immensité du pays et de la diversité de ses terrains, la commission a choisi d'adopter une approche précoce. L'objectif est d'anticiper les aléas climatiques, les défis sécuritaires et les obstacles géographiques qui pourraient entraver l'ouverture des bureaux de vote à l'heure prévue. Pour l'institution, la crédibilité du scrutin dépend directement de la capacité à rendre les équipements disponibles partout, sans exception.
Un comité inter-agences pour une coordination renforcée
Placé sous la direction de la commissaire nationale et contre-amiral à la retraite, Jamila Malafa, le comité bénéficie d'une expertise multidisciplinaire. Il intègre des représentants des forces de sécurité, des services correctionnels, de la Banque centrale, ainsi que des autorités de l'aviation civile, des aéroports et des ports nigérians. Cette collaboration vise à instaurer une discipline stratégique dans la gestion des flux de matériels sensibles et non sensibles, en formalisant les protocoles de transport par voie terrestre, aérienne et maritime.
Audit des infrastructures et réduction des vulnérabilités
Le mandat de l'ELOC est vaste : il s'agit d'évaluer les capacités de stockage, la disponibilité des flottes de véhicules et l'efficacité des hubs logistiques. Le comité devra identifier les goulots d'étranglement ayant affecté les précédents scrutins pour proposer des mesures correctives. En travaillant en étroite collaboration avec les syndicats de transporteurs routiers et maritimes, l'INEC cherche à éliminer les vulnérabilités systémiques. Ce travail de fond, décrit par la direction de l'INEC comme un « marathon », doit permettre de sécuriser la chaîne d'approvisionnement électorale et de renforcer la confiance du public dans l'intégrité du processus électoral à venir.