Le député du NDC Rashid Tanko‑Computer a qualifié de « méprisable » la récente conférence de presse du NPP sur les saisies de drogue, tout en appelant le parti à transmettre toute preuve aux services de sécurité ghanéens.
Réaction du porte‑parole du NDC
Lors d’une interview accordée à The Pulse de JoyNews le 22 septembre, Rashid Tanko‑Computer, directeur adjoint des élections et des technologies de l’information du NDC, a remis en cause la crédibilité des accusations du NPP. Il a rappelé le bilan du parti au pouvoir en matière de lutte antidrogue, estimant que les déclarations du NPP ne reposent sur aucun fondement solide. Selon lui, si les mêmes propos provenaient d’autres formations comme le CPP ou le PNC, ils seraient davantage pris au sérieux.
Exigences du NDC envers le NPP
Tout en rejetant la plupart des allégations, Tanko‑Computer a reconnu que les affirmations concernant l’existence de laboratoires clandestins en Ghana ne pouvaient être totalement ignorées. Il a donc invité le NPP à remettre les éléments de preuve aux agences de sécurité, notamment le Secrétariat de la Sécurité Nationale, afin que les autorités puissent enquêter de façon transparente. Il a souligné que le gouvernement était « ouvert à toute information fiable » et prêt à agir en conséquence.
Accusations du NPP et rappel du scandale Ametefeh
Le NPP, par l’intermédiaire de son organisateur national Henry Nana Boakye, a tenu le NDC responsable d’une résurgence du trafic de drogue depuis le retour du parti au pouvoir. Boakye a évoqué le cas de Nayele Ametefeh, arrêtée à l’aéroport de Heathrow en novembre 2014 avec 12,5 kg de cocaïne, affaire qui avait eu lieu sous la première présidence de John Mahama. Condamnée à huit ans et huit mois de prison au Royaume‑Uni, Ametefeh était alors perçue comme un symbole de la complicité présumée du gouvernement de l’époque.
Implications pour la sécurité et la politique ghanéennes
Les échanges entre les deux formations soulignent la dimension hautement politisée de la lutte contre le trafic de stupéfiants au Ghana. D’une part, le NPP cherche à mettre en avant une politique de fermeté en s’appuyant sur des dossiers judiciaires passés ; d’autre part, le NDC tente de neutraliser ces accusations en demandant des preuves concrètes et en rappelant que la lutte contre la drogue doit rester une responsabilité collective, au‑delà des rivalités partisanes. La suite de ces revendications dépendra de la capacité des services de sécurité à vérifier les allégations et à communiquer leurs résultats à la population, dans un contexte où la confiance citoyenne envers les institutions reste fragile.