Le National Democratic Congress (NDC) traverse une zone de turbulences internes alors que des voix s'élèvent pour dénoncer une déconnexion croissante entre les cadres nommés au gouvernement et la base militante. James Agbey, figure opérationnelle du parti, a publiquement mis en garde contre le sentiment d'abandon qui gagne les activistes ayant contribué à la victoire électorale de 2024.
Le spectre du clientélisme au sein de l'appareil d'État
Au cœur des critiques formulées par James Agbey figure une dérive dans la gestion des opportunités professionnelles. Selon lui, de nombreux responsables nommés par le gouvernement privilégieraient désormais leurs cercles familiaux et leurs proches alliés, au détriment des cadres et militants qui ont soutenu le parti durant ses années dans l'opposition. Cette pratique est perçue par la base comme une trahison des efforts fournis pour accéder au pouvoir, alimentant un ressentiment profond au sein des structures locales du NDC.
L'urgence d'une réponse économique concrète
Loin de réclamer des aides ponctuelles ou des promesses électorales, les militants expriment une demande de dignité et d'autonomie financière. James Agbey souligne que la précarité et le chômage frappent une large partie de ceux qui ont porté le parti lors du dernier scrutin. L'enjeu est ici de transformer la loyauté politique en opportunités économiques réelles, permettant aux soutiens de la première heure de subvenir à leurs besoins, plutôt que de les maintenir dans une dépendance précaire.
Un avertissement sur la pérennité électorale
La mise en garde est claire : si le leadership du parti ne prend pas des mesures correctives immédiates, le NDC s'expose à une érosion de sa base électorale. L'aliénation des militants pourrait, selon M. Agbey, se traduire par un désengagement massif ou une hostilité ouverte lors des prochaines échéances électorales. Bien que les accusations ne soient pas étayées par des données chiffrées précises, cet appel souligne une tension structurelle classique au sein des partis politiques africains : la gestion des attentes des militants après la conquête du pouvoir et le risque de rupture entre l'élite gouvernementale et le socle populaire.