Le National Democratic Congress (NDC) a fermement réagi aux récentes pressions exercées par le New Patriotic Party (NPP) à l'encontre du ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa. Au cœur de la discorde, une manifestation organisée par l'opposition exigeant une transparence totale sur les coûts liés à l'évacuation de ressortissants ghanéens depuis l'Afrique du Sud, une démarche que le parti au pouvoir qualifie de manœuvre politique visant à discréditer un acteur clé de la lutte contre la corruption.
Une stratégie de harcèlement politique selon le NDC
Pour Julius Kwame Anthony, directeur adjoint de la communication du NDC, les revendications du NPP ne relèvent pas d'une volonté réelle de transparence. Il dénonce une « expédition de pêche » — une tactique consistant à multiplier les accusations infondées dans l'espoir qu'une partie finisse par être perçue comme crédible par l'opinion publique. Selon le porte-parole, le NPP cherche à faire de Samuel Okudzeto Ablakwa un exemple dissuasif pour quiconque oserait contester les pratiques de corruption au sein de la sphère publique.
La question de la légitimité des demandes d'accès aux documents
Le débat s'est cristallisé autour de l'exigence du NPP d'obtenir directement les factures des vols affrétés pour les opérations d'évacuation. Le NDC s'interroge sur la légitimité d'une telle requête, soulignant l'anomalie institutionnelle que représenterait la transmission de documents financiers d'État au siège d'un parti politique. Pour le gouvernement, cette demande outrepasse les prérogatives habituelles de l'opposition et dévoie le concept même de reddition de comptes.
Le recours aux institutions de contrôle
Face aux allégations d'irrégularités financières au sein du ministère des Affaires étrangères, le NDC rappelle que le cadre légal ghanéen prévoit des mécanismes de contrôle spécifiques. Le parti insiste sur le fait que toute vérification de gestion publique doit être menée par les institutions étatiques compétentes, telles que les organes d'audit officiels, et non par des pressions de rue ou des campagnes médiatiques orchestrées par des adversaires politiques. Cette position vise à recentrer le débat sur les procédures administratives en vigueur, tout en protégeant le ministre contre ce que le parti considère comme une campagne de diffamation ciblée.